Les Palestiniens ont des droits, ils ont aussi des devoirs.

Par Alain Rajchman

lundi 19 juillet 2004

Les Palestiniens et leurs alliés mènent au sein des organisations internationales un combat sans relâche pour faire reconnaître les droits des Palestiniens. Il serait temps que l’ONU s’intéresse aux devoirs qui incombent aux Palestiniens pour avancer dans la voie de la paix, notamment le devoir de ne pas aller trop loin.


Dans un récent entretien au Figaro, Bill Clinton s’interrogeait sur la capacité des Palestiniens à prendre au sérieux Ariel Sharon sur ses propositions liées au désengagement de Gaza et de villes cisjordaniennes. Selon Bill Clinton, ces ouvertures constituent les meilleures chances de rétablissement d’un dialogue politique depuis 18 mois. La diabolisation entretenue d’Ariel Sharon par les médias et les institutions internationales facilitent le refus palestinien.

Sur la scène internationale, l’Autorité Palestinienne œuvre sans répit pour faire reconnaître ses droits légitimes. Bénéficiant d’un très large soutien dans de nombreuses instances internationales, les Palestiniens ont marqué des points évidents. Toutefois on peut s’interroger si cette soif de reconnaissance ne conduit pas les Palestiniens et leurs amis à trop exiger d’Israël et de la communauté internationale.

En permettant au monde d’ignorer le martyr des civils israéliens face au terrorisme aveugle, en ignorant les avancées politiques d’Ariel Sharon, en ignorant la portée des décisions équitables de la Cour Suprême d’Israël, l’Autorité Palestinienne manque à tous ses devoirs. Le devoir de conduire le peuple palestinien vers une issue honorable fondée sur un compromis territorial juste et durable ; le devoir de mettre fin à la revendication radicale de « jeter les Juifs à la mer » ; enfin, le devoir de mettre un terme à une intifada perdue militairement.

Cette carence a contraint l’Etat d’Israël à ériger une barrière temporaire et non permanente pour assurer la sécurité de ses habitants. Il a été dit et redit que cette barrière était réversible, alors que les pertes en vies humaines causées par un terrorisme criminel ne l’étaient pas. Ce point a été tout autant négligé, tout comme le message qu’Israël a souhaité faire passer à l’Autorité Palestinienne pour lui rappeler son devoir de ne pas aller trop loin dans la négation d’Israël.

On peut regretter que l’ONU, qui est de nouveau interpellée sur la question, ne profite pas de cette occasion pour enfin contenir les exigences extrêmes palestiniennes. Bien au contraire, l’Assemblée Générale exacerbe le travail diplomatique mené pour retirer toute légitimité à l’Etat d’Israël.


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