Des terroristes palestiniens assassinent quatre civils israéliens : condamnations relatives d’Abbas et Fayyad

Hélène Keller-Lind

mercredi 1er septembre 2010, par Desinfos

Nouvel assassinat d’Israéliens sur la Route 60 en Judée Samarie Les dirigeants palestiniens de l’Autorité palestinienne qui incitent systématiquement à la violence anti-israélienne et antisémite font mine de condamner. Le Hamas distribue des bonbons à Gaza


Trois familles détruites

Talya Imes, 45 ans, son mari Yitzhak Imes, de deux ans son aîné, parents de six enfants, rentraient chez eux à Beit Hagai ce 31 août au soir. Ils avaient à bord de leur voiture deux auto-stoppeurs, Kochava Even Chaim, 37 ans et Avishai Shindler, 24 ans. Enceinte de 9 mois, Talya Imes devait accoucher sous peu. Des terroristes palestiniens qui avaient minutieusement préparé leur attentat avaient tendu une embuscade sur la Route 60 près de Kyriat Arba et on ouvert le feu sur ces quatre personnes, les tuant toutes.

L’un des premiers secouristes de Zaka venu porter secours a découvert en arrivant que son épouse, Kochava Even Chaim était parmi les victimes. Ce jeune professeur avait une fille de 8 ans. Quant à Avishai Shindler il venait d’emménager à Beit Haggai avec son épouse.

C’est sur cette même Route 60 que Yehoshua (Shuki) Sofer, un jeune policier israélien de 39 ans avait été assassiné dans des conditions similaires en se rendant à son travail au commissariat de Hébron. La petite fille de l’un de ses assassins avait été soignée à l’hôpital Hadassah grâce à une organisation israélienne trois semaines plus tôt. Il devait se marier quelques jours plus tard

On s’étonne de voir que Haaretz oublie cet assassinat ou celui du sergent Ihab Hattib assassiné dans sa voiture à un feu rouge au sud de Naplouse le 2 février dernier et titre à propos de l’attentat du 31 août qu’il « fait voler en éclats des années de calme relatif. »

L’attentat : une « opération contreproductive

Salam Fayyad réagissait pour sa part à ce que l’agence Maan News qualifie de « tirs sur une voiture se déplaçant à l’est de la colonie illégale de Kyriat Arba » en déclarant : « nous condamnons cette opération qui va à l’encontre des intérêts palestiniens et contre les efforts du leadership palestinien pour mobiliser un soutien international pour les droits de notre peuple... »

Ce qui revient à dire que si des attentats sanglants sont commis en Judée Samarie les donateurs si généreux pourraient revoir leur politique qui permet à l’économie palestinienne de connaître un essor sans précédent. A cet égard, l’ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères Moshe Arens, soulignait que si Arafat avait la capacité de mettre en œuvre un accord de paix, ce qu’il ne voulait pas, Mahmoud Abbas n’en est pas capable, ne disposant que d’un soutien partiel des Palestiniens. Sans doute, pense-t-il, Barack Obama espère que si Mahmoud Abbas reçoit assez d’argent, alors il pourra appliquer un éventuel accord. Espoir vain, selon Moshe Arens, « les poches des Palestiniens de la cour de Mahmoud Abbas étant déjà pleines, ce qui ne peut remplacer le soutien qu’il n’a pas.  »

Salam Fayyad en appelait « aux Palestiniens de renoncer catégoriquement à la violence et à protéger la légitimité du mouvement pacifique de résistance contre les colonies et autre pratiques israéliennes. » Mouvement qui bannit les produits venant d’implantations ou y ayant même transité, on le sait. Quelque 8.000 commerçants palestiniens ont d’ailleurs d’ores et déjà reçu une médaille de la « dignité » pour avoir appliqué cette loi. Et 25.000 l’ont demandée... Ce qui, en passant, va mettre plusieurs milliers de Palestiniens au chômage mais la communauté internationale paiera sans doute les allocations chômage...

Néanmoins on se demande comment le Palestinien moyen peut s’y retrouver dans les injonctions contradictoires dont l’abreuvent ses dirigeants. Pas de violence dit le Premier ministre – en anglais, mais le dit-il en arabe ? - pourtant ce même leadership répète quotidiennement des slogans du type « Tue un Juif et va au paradis »

Pas de notre faute

Salam Fayyad se défaussait sur Israël quant aux responsabilités pour cet attentat, déclarant qu’il avait été commis « dans une zone contrôlée par l’armée israélienne et qui n’est donc pas sous la responsabilité de l’Autorité palestinienne, selon les Accords d’Oslo.  » Il oubliait sans doute que la grande majorité des Palestiniens vivent dans des villes contrôlées par l’Autorité palestinienne et que cet attentat était préparé. Il affirmait d’ailleurs également, en dépit ce cet échec patent, : que « l’Autorité palestinienne continuera à prendre toutes les mesures pour prévenir de tels événements pour démontrer la capacité qu’a le gouvernement à assurer la sécurité. »

On sait que la question de sécurité est pour les Israéliens l’un des enjeux majeurs.

Ou comment l’Autorité palestinienne récupère l’attentat dans sa guerre contre le Hamas


« Le leadership palestinien condamne l’opération militaire de Hébron, car il condamne tout acte perpétré contre des civils palestiniens ou israéliens, » rapporte l’agence de presse palestinienne Wafa citant un communiqué officiel. Dans lequel le Hamas, tenu pour responsable, est accusé de vouloir polluer le processus politique. Précision : « cela ne peut être considéré comme un acte de résistance étant donné que le Hamas a arrêté la résistance dans la Bande de Gaza et poursuit ceux qui mènent la résistance. »

Le Hamas et les bonbons

Évidemment les Gazaouis se réjouissaient de la mort de ces quatre personnes dans la Bande de Gaza.

L’occasion pour le Hamas de distribuer les traditionnels bonbons de fête...


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