agression RER

mardi 13 juillet 2004


L’article de Nacira Guénif-Souilamas publié dans le Monde du 12 juillet me donne la nausée : ce maître de conférence à Paris-Nord y qualifie l’agresion de la jeune femme dans le RER comme un acte essentiellement à « caractère sexiste » !

Qu’un journal comme le Monde sanctifie dans ses colonnes une telle monstrueuse abérration montre à quel point nous sommes dans un gouffre, qui n’est plus celui de l’aveuglement acharné,qui n’est plus celui du matraquage-motivé par la Peur- du « tout va bien, Mme La Marquise », mais celui de la négation. Le Monde franchit aujourd’hui une limite, et cette universitaire est sa honte.

Plus loin, puisque nous ne sommes plus à une monstruosité près, Mme Guénif-Souilamas affirme :« on a transformé cette jeune mère en victime expiatoire, comme les femmes tondues de la Libération. » Et ce n’est pas non plus dans le registre du « savant inculte » cher à Finkielkraut..

Mais ce cher maître ne s’arrête pas là, elle récidive dans l’abjection la plus pure :« D’autres images me viennent en résonance, celles de la prison irakienne d’Abou Ghraïb et de ses prisonniers avilis par des femmes, auxquels des jeunes en déshérence peuvent s’identifier en tant qu’opprimés. Car tel est le paradoxe de cette agression : des opprimés se sont mués en oppresseurs de la pire espèce, ils ont choisi la victime la plus facile, une femme et son enfant. » Saisissez- vous le retournement, l’inversion dans l’interprétation de la réalité ? Bien sûr et tout est dit

Je suis effaré et las. Las de constater ce révisionisme latent et la contagion infâme des esprits.


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