L’Imposture.

© Proff, Bruxelles

samedi 10 juillet 2004

Les Juges de La Haie ont décrété que la barrière de défense que construisait les Israéliens était ILLEGALE. Ce décret rappelle que les discours de l’antisioniste et de l’antisémite ont en commun, le discours moral. 


Ce discours moral tient de l’imposture, parce que la parole de la Justice de l’Etat d’Israël ne compte pour rien. Les Juges d’Israël demandent des corrections au tracé de la barrière, mais ils lui reconnaissent la légitimité de la défense. Certes, les Juges d’Israël assurent aussi leur indépendance et leur autorité à l’abri de cette barrière, qui s’est déjà montrée si efficace.

 Quelle morale justifie d’interdire à l’Etat- d’Israël d’interdire la mort aveugle sur son territoire. Comment ose-t-on prétendre que, ce faisant, les Israéliens violent des frontières qu’aucun Palestinien ne leur a jamais reconnu. N’a-t-on jamais entendu parler d’une proposition de paix émanant d’Arafat ?

 

 Chez les Juifs, c’est-à-dire pour le Judaïsme, le critère de la Justice, la Tzedakah, c’est ce qui favorise la vie, la vie bien vécue. En faisant construire la barrière de la vie, comme le fait remarquer Isaac Franco, le gouvernement israélien assure l’avenir de la paix dans la région de deux manières :

1. il matérialise dans le sol la défaite de deuxième Intifada et met les Palestiniens devant la réalité de choisir entre modernité et la paix, ou l’Islam politique et une guerre longue jusqu’à la défaite de l’Islam politique.

2. Il pourra entreprendre la deuxième phase de l’élimination du terrorisme palestinien. En effet, les volontaires d’une telle entreprise, l’assassinat suicide, ne pourront éternellement être tenu sous le couvercle et ce sont les Palestiniens qui risquent d’en compatir. Sauf, à rechercher une paix véritable avec l’Etat d’Israël, l’Etat-Nation des Juifs.

 

 Le scandale réside dans le déni de Justice qu’est ce décret. En prétendant la barrière de sécurité illégale, les Juges de La Haie dénient toute valeur morale au droit de défense, quand ce droit sauve des vies juives. Il ternit l’avenir qui passera par la défaite de l’Islam politique, c’est-à-dire l’espace enfin libre pour les forces de la modernité en Palestine. Cette imposture de justice résonne comme un écho justificatif du ressentiment qui alimente les assassins suicidaires de l’Islam politique.

 L’iniquité émanant de ce « jugement » réside dans le gage moral qu’il apporte à l’antisionisme, à la délégitimation de l’Etatd’Israël. Pour survivre l’Etat-Nation des Juifs doit se mettre à l’abri de la mort et, ce faisant, il commetrait une injustice, du moins selon ces magistrats des premières lois d’exception onusiennes. D’exception ? Pourquoi seul l’Etat d’Israël se voit interdire une stratégie qui a déjà montré sa capacité à sauver des vies de nombreux citoyens israéliens. D’après ces Messieurs, il serait ILLEGAL de mettre des vies israéliennes et leurs hôtes à l’abri du terrorisme. 

 Les hommes épris de paix savent que l’on vaincra le terrorisme en l’empêchant d’agir. 

Dans ce sens la barrière de sécurité que construit le gouvernement élu par la seule démocratie du Moyen-Orient, conduit à la défaite du terrorisme, du moins sur le front israélo-palestinien. 

L’injustice réside aussi dans le fait que les Juifs se trouvent une fois de plus obliger de plaider le droit à l’existence. Mais, aux yeux des antisionistes et des antisémites (poissons du même élevage) le Droit est contre la souveraineté de l’Etat d’Israël en lui interdisant le choix de ses moyens de défense. 

Il y a là une délégitimation implicite de l’Etat d’Israël, un appel à sa destruction, parce quesa défense serait ILLEGALE. Les antisionistes ont maintenant le Droit de leur côté, la prochaine étape pourrait très bien tourner à l’usage de la force. 

Le Quai d’Orsay ne suggère-t-il pas d’organiser une « force d’interposition », comme si l’ONU avait pu éviter un seul génocide ses derniers vingt ans ? 

Cette « justice » là prétend interdire à l’Etat-Nation des Juifs d’assurer la sécurité de ses citoyens et de ses hôtes en construisant une limite entre l’espace des Israéliens et celui des Palestiniens. 

Cette limite ne suit pas le tracer des lignes de cessez-le-feu de 1967, mais comment s’en étonner car depuis les Arabes ont perdu la guerre de Kippour, les Palestiniens ont perdu deux Intifadas et Yasser Arafat a perdu son pouvoir à Camp David II, mais il ne le sait pas, comme l’Union Européenne qui ne veut pas reconnaître la défaite d’Arafat et hypothèque ainsi l’avenir même de la future Palestine.

 

 Ces Juges de La Haie le sont en titre, mais ne sauraient prétendre honorer leur titre, parce que leurs débats interdit aux Palestiniens de formuler et de reconnaître la défaite de la deuxième Intifada. Ce faisant, ce décret inique empêche les Palestiniens de penser une politique qui ne parie pas sur les assassinats suicides pour obtenir de gains.

 Les Juges de La Haie portent responsabilité d’un appel à la destruction de l’Etat d’Israël.


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