Les droits de l’homme bafoués en Syrie

Par Alain Rajchman

jeudi 1er juillet 2004

A force de concentrer ses critiques sur Israël, pourtant la seule démocratie au Proche-Orient, la presse oublie de mentionner le combat tragique de ceux qui tentent de faire respecter les droits de l’homme les plus élémentaires dans les pays arabes, voisins d’Israël.


Un détenu politique, Aktham Noueiseh, porte-parole du Comité syrien pour les libertés démocratiques et les droits de l’Homme, a entamé une grève de la faim, dans sa prison de Damas, pour protester contre ses conditions de détention depuis son arrestation, le 13 avril. En raison de la brutalité connue des geôliers syriens, on ne peut être qu’inquiet du sort d’Aktham Noueiseh.

Lundi, la police syrienne anti-émeutes avait dispersé un sit-in de défenseurs des droits de l’homme, place Arnaous, à Damas. Plusieurs interpellations ont eu lieu et il est malheureusement aisé d’imaginer dans quelles conditions.

Un coup de chapeau doit être tiré à ces militants courageux qui, bien que persécutés, ne renoncent pas. Malgré ce combat inégal, ils maintiennent l’espoir que la demande de démocratie est bien réelle dans les dictatures arabes. Cette attente fragile en faveur de plus de libertés individuelles a besoin d’être soutenue.

Or, la presse, qui préfère les trains qui n’arrivent pas à l’heure, s’attache plutôt à nous montrer comment certains irakiens rejettent cette attente pour mieux installer une nouvelle dictature. Ignorer le sort d’Aktham Noueiseh et celui de tous ceux qui paient le prix cher pour la défense de leurs libertés constitue un nouveau délit de désinformation par défaut.


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