Le Darfour oublié ou pourquoi Israël n’a pas le droit à l’erreur au sujet de sa sécurité

Par Alain Rajchman

vendredi 25 juin 2004

Il est un conflit dont la liste EuroPalestine ne parlera jamais. Pourtant l’épuration ethnique à laquelle se livre le gouvernement musulman soudanais contre les minorités chrétiennes du Sud n’est pas très éloignée de ce que souhaiteraient les islamistes pour enfin « libérer » la Palestine.


Les « cavaliers arabes » qui mènent cette épuration ethnique sont des milices progouvernementales sur lesquelles Khartoum affirme n’avoir aucune prise. Un peu comme si le Président de l’Autorité Palestinienne affirmait ne pas pouvoir contrôler des activistes pourtant associés aux forces du Fatah. Les populations noires qui subissent leurs assauts représentent entre 5 à 7 millions d’habitants. Aujourd’hui, le conflit a déjà fait plus de 10.000 victimes civiles.

Les villages sont systématiquement attaqués et MSF (Médecin sans Frontières) estime que les familles ont perdu en moyenne 15% de leurs membres. Toutefois, Jean-Hervé Bradol, le président de MSF, ne souhaite pas encore parler de génocide…Un enfant sur quatre souffre de malnutrition sévère et dans un seul camp de réfugiés, plus de 130 femmes ont été attaquées et violées.

La terreur qui est entretenue par ces milices arabes a provoqué le déplacement massif de plus de 1 million de personnes. Plusieurs centaines de villages ont été rasés de la carte et 120.000 personnes ont franchi la frontière pour se réfugier au Tchad voisin. Une véritable épuration ethnique est en marche et le gouvernement soudanais reste sourd aux appels de l’ONU et des ONG pour stopper cette terreur et organiser les secours humanitaires.


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