Centrale électrique de Gaza : sa fermeture – pas la faute « à » Israël - condamnée par l’UNRWA

Hélène Keller-Lind

dimanche 27 juin 2010, par Desinfos

Desinfos vous avait tenu au courant de la fermeture de la centrale électrique de Gaza attribuée par ses gestionnaires à l’Autorité palestinienne Scandalisée l’UNRWA renvoie AP et Hamas dos à dos


« C’est une telle tragédie de voir qu’en plus des autres crises que nous avons dans la Bande de Gaza nous avons maintenant une crise de l’électricité, » déclare John Ging, directeur de l’UNRWA, Agence de l’ONU à Gaza, à propos de la fermeture de sa centrale électrique. Il ajoute : « il y a une situation insupportable ici en ce moment et elle doit être résolue rapidement. C’est un problème palestinien, créé par les Palestiniens et qui font souffrir des Palestiniens. Il faut donc une solution palestinienne. » Ce que rapporte l’AFP, citée par France 24.
Selon l’agence de presse palestinienne Maan, cette centrale n’a plus le carburant nécessaire à son fonctionnement, l’Autorité palestinienne, préférant utiliser les fonds qui lui sont désormais versés directement par l’UE pour en acheter pour payer ses fonctionnaires . Dans son article, France 24 préfère évoquer des dissensions inter-palestiniennes, soulignant pourtant par ailleurs que l’UNRWA n’a pas l’habitude de critiquer les Palestiniens.

Le 23 mai dernier, John Ging avait déjà protesté lorsque des colonies de vacances de l’UNWRA avaient été saccagées par 20 hommes « inconnus » -* alors que la Bande de gaza est sous haute surveillance policière du Hamas* après que « des militants aient aient accusé les Nations unies de promouvoir l’immoralité, » rapportait, entre autres, l’Irish Times. Le directeur de l’UNWRA avait été alors l’objet de menaces de mort.

L’immoralité consistant à dispenser de l’éducation physique et des cours de danse à des fillettes palestiniennes, pourtant séparées des garçons, l’UNWRA se pliant aux « traditions » en vigueur . On sait que, dans l’indifférence quasi totale, les femmes palestiniennes , notamment à Gaza , sont considérées comme des citoyens de deuxième zone et sont soumises à des violences pour les trois-quart d’entre elles... Mais ceci relevant des « traditions » - quel euphémisme ...- est trop souvent passé sous silence...

Quant au G8 réuni actuellement à Muskoka, il continue à prendre le panier de crabes palestinien , crabes qui se tirent mutuellement et littéralement dessus, pour des interlocuteurs fiables... dignes de confiance et qui seraient de véritables partenaires de paix. Si les dirigeants du G8 , en effet, commentent les faits et gestes israéliens en long et en large, ils ne formulent aucune critique ni aucune réserve concernant la partie palestinienne quelle qu’elle soit


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