La réapparition de l’antisémitisme en France est flagrante.

Docteur Roland Yéhouda Dajoux - Jérusalem

jeudi 17 juin 2004

Cet antisémitisme est devenu violent et persistant. Le Président Chirac s’est dit lui-même « préoccupé par la situation de l’antisémitisme en France ». Le Président du CRIF, le Grand Rabbin de France et de nombreuses personnalités juives françaises sont reçus, dans l’urgence par les plus hautes autorités de l’Etat.


Les juifs de France sont conscients du danger qui les menace, dans la rue, au travail, dans les écoles et les universités. Afin de lutter contre ce danger, nombreux sont les juifs qui font légitiment confiance à leurs dirigeants communautaires qui collaborent totalement avec les autorités françaises.

Récemment l’Agence Juive a décidé de lancer une action en faveur de la alya, c’est-à-dire pour le retour volontaire des juifs qui souhaitent poursuivre leur vie dans le pays de leurs ancêtres et mettre leur sécurité entre les mains de dirigeants juifs israéliens. Contrairement à toute attente, les autorités juives françaises, au lieu de saluer l’initiative d’Israël comme une opportunité bien venue dans cette période de confusion, ont lancé une attaque en règle contre l’ingérence d’un « pays étranger » et contre l’atteinte à leur prérogatives et à leur honneur personnel.

En tant qu’israélien, reconnaissant de sa culture acquise en France, je considère, avec tristesse, que cette agression verbale est une offense à la dignité des dirigeants israéliens qui ne cherchent dans cette initiative qu’à apporter aide et assistance aux« enfants d’Israël » se trouvant aujourd’hui en danger.

Le temps n’est plus aux subtilités sémantiques afin de ne pas « déranger » les hommes politiques.

Que les dirigeants juifs français conscient de leurs responsabilités ne soient pas un jour accusés par l’Histoire de « non assistance à personne en danger ».


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