Enfin un projet d’accord pour des sanctions « fortes » contre le régime de Téhéran au Conseil de Sécurité

Hélène Keller-Lind

mardi 18 mai 2010, par Desinfos

Cela fait des années que le régime des mollahs iraniens gagne du temps en matière de recherche et de développement nucléaire militaire à coups de promesses, d’assurances, de dénis. Y compris dans cet accord d’échange de fuel nucléaire conclu avec Turquie et Brésil le 17 mai 2010 mais qui n’a trompé personne. Hillary Clinton vient de l’annoncer : les cinq membres du Conseil de Sécurité des Nations unies – États-Unis, Russie, Chine, Grand-Bretagne et France- sont parvenus à un projet d’accord prévoyant de nouvelles sanctions « fortes » à l’encontre du régime iranien et de son programme nucléaire.


Accord auquel il aura été difficile de parvenir, Chine et Russie traînant les pieds depuis de mois. En revanche le Président Sarkozy a toujours été très ferme sur ce sujet.

L’annonce de cet accord intervient après qu’un autre accord ait été annoncé avec tambours et trompettes la veille. Négocié par le Brésil, avec la participation de la Turquie, il prévoit qu’une partie du fuel nucléaire iranien pouvant servir à la fabrication de bombes nucléaires soit échangé contre un autre type de fuel ne pouvant servir à l’armement mais à d’autres utilisations, comme la recherche médicale - à des traitements contre le cancer, par exemple-. Raisons mises en avant par Téhéran pour justifier son programme nucléaire prétendument « civil ».

Mais personne n’a été dupe. Il suffisait de voir la mine réjouie de Mahmoud Ahmadinejad pour comprendre qu’il ne s’agissait là que d’un subterfuge de plus destiné à gagner encore plus du temps et à prévenir la mise en place de toute sanction supplémentaire.

Ainsi, dans un communiqué daté de la veille, 17 mai 2010, la Maison Blanche approuvait cet accord tout en soulignant que l’Iran est coutumier des promesses non tenues. De plus, l’annoncer faite par le régime iranien de la poursuite de l’enrichissement de l’uranium à 20 % - qualité militaire- était en violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité, soulignait le porte-parole de de la Maison Blanche. Il réclamait des « actes et pas seulement des paroles. »


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