Goldstone et le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU : dangereuses fumisteries

Hélène Keller-Lind

samedi 15 mai 2010, par Desinfos

Le rapport Goldstone accusant Israël de crimes de guerre a fait grand bruit et a eu et pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’État hébreu. Or le juge sud-africain a été l’un des rouages actifs de l’apartheid et est un faussaire...Quant au Conseil des Droits de l’Homme il vient d’admettre en son sein des États qui violent les droits qu’il est censé défendre.


Le rapport Goldstone est un brûlot anti-israélien mal ficelé, on le sait. Controverses l’a démontré dans une étude très précise et incontournable pour qui veut savoir en quoi pêche ce rapport aux lourdes conséquences car participant de la délégitimation d’Israël et qui pourrait déboucher sur des sanctions juridiques. Shmuel Trigano, qui a chapeauté cette étude revient sur celle-ci dans ces colonnes.
Ce rapport a été rejeté, entres autres, par le Congrès américain ou l’administration Obama.

Le Juge Goldstone : peines de pendaisons et flagellations dans le cadre de l’apartheid

Le Professeur Alan Dershowitz, juriste et défenseur des Droits de l’Homme reconnu, a examiné le passé du Juge Goldstone présenté, dit-il, par le New York Times et d’autres médias, comme ayant combattu l’apartheid. Ce que l’intéressé ne semble pas avoir démenti alors. Or, la réalité est toute autre : ce Juge sud-africain a, de fait, été Juge pendant le régime de l’apartheid et, à ce titre, « a fait condamner à être pendus plus d’une vingtaine de Noirs dans des circonstances qui n’auraient presque certainement pas valu la pendaison à des Blancs » écrit Alan Dershowitz. Il a également prononcé contre d’autres Noirs « des condamnations à des tortures physiques - appelées flagellations, un euphémisme. Il a également appliqué des lois contre les mélanges entre races et autres lois racistes. »

Bref, ce Juge nommé par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU pour mettre Israël au banc des accusés a, nous dit Alan Dershowitz, « été un rouage important de la machine de mort, de torture et d’asservissement racial qui a caractérisé l’Afrique du Sud de l’Apartheid. La robe de sa charge [ de magistrat ] a prêté une apparence de légitimité à un régime entièrement illégitime et barbare. »

Au vu de ces révélations, selon le Jerusalem Post, un avocat américain, Neil Sher, qui a travaillé pour le Département de la Justice et fait expulser à ce titre d’anciens nazis des États-Unis, demande, notamment à Hillary Clinton et au ministre de la Justice que le Juge Goldstone, « coupable des violations considérables des Droits de l’Homme, » soit désormais interdit d’entrée dans le pays. Le Juge, qui n’a pu nier les faits, a défendu ses jugements de l’époque en se retranchant derrière l’application des lois en vigueur, aussi monstrueuses qu’elles aient pu être.

Goldstone le faussaire

Par ailleurs, l’ONG UN Watch dénonce le fait que le Juge Goldstone ait trafiqué des papiers officiel à entête des Nations unies dans le cadre de sa mission d’enquête sur l’opération israélienne à Gaza - en réponse aux tirs de roquettes incessants sur le sud d’Israël – ayant débouché sur ce fameux rapport. Cette mission lui avait été confiée par le Conseil des Droits de l’Homme onusien. Elle était fondée sur la résolution S- 9/1 initiée par les groupes arabe et africain, l’Organisation de la Conférence Islamique et le groupe des pays non alignés.

Or cette résolution désignait d’ores et déjà Israël comme étant coupable de « violations massives » avant même le début de toute enquête....il ne restait plus à la mission d’enquête du Juge Goldstone qu’à étayer cette condamnation au mépris de la vérité.

Or, UN Watch a constaté, preuves à l’appui, que l’origine de la mission, cette résolution condamnant Israël a priori, a été soigneusement gommée par le Juge Goldstone sur certaines lettres officielles qu’il a envoyées dans le cadre de cette mission. Puis c’est le nom même du Conseil des Droits de l’Homme, très contesté car très contestable, qui disparaît de courriers officiels signés par le Juge. Sans doute, s’est-il efforcé ainsi de donner une allure de respectabilité à une mission totalement viciée...

Le Conseil des Droits de l’Homme : une sinistre farce

Imaginez un organisme chargé de faire respecter les Droits de l’Homme accueillant en son sein par 155 votes sur les 97 requis la Libye de Kadafi qui soutient dans ses votes à l’ONU Iran ou Corée du Nord et est « l’un des pays les plus répressifs au monde » selon Freedom House qui voit dans ces élections un message épouvantable envoyé aux victimes...

Libya Wins Seat on UN Rights Council ; UN Watch Reaction Quoted in Media Worldwide :blog.unwatch.org

Autres pays accueillis dans ce même vote de l’Assemblée générale des Nations unies du 13 mai 2010 : l’Angola, la Malaisie et le Qatar qui, tous violent les Droits de l’Homme. Ou encore la Mauritanie, pays esclavagiste... Et tous ces candidats ont été élus avec un score plus que suffisant... Élections qui, selon Freedom House, ramèneront à 40 % la proportion de pays respectant ces droits au sein de ce conseil...

Pourtant des ONG, avec en tête de file UN Watch, avaient lutté contre ces élections qui ridiculisent ce Conseil, s’adressant aux États-Unis et à l’Union européenne. Mais en vain...

Ce Conseil des Droits de l’Homme, qui avait réservé un accueil triomphal à Mahmoud Ahmadinejad à Genève en 2009 restera donc fidèle à lui-même, faisant totalement fi de son mandat mais disposant pourtant d’un pouvoir « moral » exorbitant.


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