Israël exprime ses « regrets » après le raid à Rafah

AFP

mercredi 19 mai 2004

Le vice-ministre de la Défense israélien Zeev Boïm a exprimé mercredi ses « regrets » pour la mort de nombreux civils palestiniens, dont des lycéens, mercredi dans un raid à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.


« De nombreux civils, dont des lycéens, ont été tués à Rafah, et j’exprime mes regrets. Je ne sais pas exactement combien de personnes ont été touchées, mais personne ici à la Knesset ne s’en réjouit », a affirmé M. Boïm à la tribune du Parlement.

« Nous ne savons pas exactement dans quelles circonstances cela (le raid) s’est déroulé. Une enquête est en cours. Nous savons qu’un hélicoptère a tiré un missile à titre d’avertissement dans un espace ouvert, alors qu’il y avait une manifestation dans le secteur. Si c’est le cas, nous serons en mesure de le prouver », a-t-il ajouté en allusion aux films généralement tournés par les aviateurs pendant leurs tirs.

« Il se peut qu’il y ait eu un accident ou une erreur, et, si c’est le cas, nous ne le cacherons pas », a encore indiqué le vice-ministre.

« La manifestation dans le quartier de Tal al-Sultan à Rafah a rassemblé plusieurs centaines de personnes, mais elle était organisée et nullement spontanée, car des dizaines de lycéens se trouvaient parmi les manifestants », a-t-il poursuivi.

« Il ne s’agissait pas d’une gentille manifestation du 1er mai, mais d’un rassemblement dans une zone de guerre, où se trouvaient aussi des hommes masqués, dont certains équipés d’armes automatiques et de lance roquettes RPG qui menaçaient nos soldats », a encore dit M. Boïm.

La radio publique israélienne a rapporté de son côté que selon une enquête préliminaire de l’armée, hélicoptère n’avait tiré qu’un missile, à titre d’avertissement, et qu’un char avait tiré presque au même moment un obus, également à titre d’avertissement.

Avant l’intervention de M. Boïm, un vif débat avait éclaté à la Knesset, où des députés de la minorité arabe d’Israël ont accusé les dirigeants du pays de « crime de guerre » et de « meurtres de sang froid » après le raid à Rafah, qui a coûté la vie à au moins dix Palestiniens.


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