Les opérations israéliennes à Gaza- Aspects légaux

Rachel Samoul - israelinfo

mardi 18 mai 2004

Depuis de nombreuses années et plus particulièrement depuis presque quatre ans, les Israéliens ont été victimes d’une campagne de terreur, de mort et de destruction orchestrée par les Palestiniens, condamnant notre région à la tragédie, tuant plus de 900 israéliens et en blessant plus de 6000.


Pour parer à cette menace de mort, les forces de sécurité israéliennes ont du chercher des contre-mesures tout à la fois légales et efficaces qui minimiseraient la fréquence des attaques terroristes et décourageraient les candidats aux attaques-suicide.

Les terroristes palestiniens utilisent des méthodes abjectes et inhumaines pour s’attaquer aux soldats et aux civils israéliens, salissant la notion d’éthique et en contradiction totale avec les lois internationales s’appliquant au conflit armé. Les terroristes palestiniens opèrent systématiquement à partir de zones fortement peuplées dans l’objectif délibéré d’abuser de la protection offerte par le droit international aux populations civiles.

Face à l’échec de l’hégémonie palestinienne qui n’a pas respecté ses obligations à combattre le terrorisme, à stopper l’incitation à la haine et à empêcher la contrebande d’armement, Israël a été forcé de combattre pour protéger la vie des Israéliens, exerçant son droit d’autodéfense tout en respectant le droit international.

L’une de ces mesures de sécurité est la démolition de bâtiments qui posent un réel problème de sécurité.

Les terroristes agissent souvent à partir de maisons et de bâtiments civils. Quand les terroristes tirent de ces maisons ou activent des charges à partir de champs ou de vergers, la destruction de ces maisons s’impose. Selon le droit international, ces structures sont considérées comme des cibles légitimes. Il est donc légal de détruire des bâtiments utilisés par des terroristes.

La démolition de bâtiments est aussi motivée par l’utilisation de bâtiments civils pour construire des tunnels servant au trafic d’armes, d’explosifs et de terroristes d’Égypte vers la bande de Gaza. De même, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, des bâtiments entiers sont utilisés pour la fabrication et le stockage de roquettes, de mortiers, d’armes et d’engins explosifs destinés à la terreur contre Israël. La démolition de ces bâtiments est souvent la seule façon de combattre cette menace.

La destruction de maisons est aussi l’un des moyens utilisés par Israël contre ceux qui ont perpétré des attaques-suicides ou d’autres attaques graves ou contre ceux qui ont envoyé les attaquants-suicide vers leur mission mortelle. Israël dispose de peu de moyens efficaces dans sa guerre contre le terrorisme. Cette mesure n’est pas une punition collective mais une mesure de dissuasion qui a été examinée et approuvée par la Cour Suprême israélienne.

Les forces de sécurités israéliennes adhérent aux règles du droit humanitaire international et sont sujet à l’examen minutieux de la Cour suprême israélienne qui vérifie des centaines de cas qui lui sont soumis par des Palestiniens ou des organisations humanitaires.

Ces mesures ne sont pas une « punition collective » comme le proclament certains ; Israël n’agit pas dans l’intention de causer aux populations civiles une souffrance délibérée. Ces mesures sécuritaires sont l’exercice du droit à l’autodéfense d’Israël en réponse à la menace terroriste. Chaque fois que c’est possible, même dans le feu de l’action, les forces de sécurité israéliennes déploient des efforts considérables, souvent en accroissant les risques de pertes dans leurs rangs, afin de minimiser les effets de leurs opérations sur les populations civiles non impliquées dans des actes terroristes.

Dans ce contexte, Israël adopte des mesures destinées à s’assurer que seuls les terroristes et les bâtiments qui les abritent soient pris pour cibles.

Plus encore, Israël s’efforce dans la mesure du possible d’éviter d’avoir recours à l’artillerie et aux bombardements aériens, pourtant autorisés en vertu du droit de la guerre, et ce pour minimiser les dommages collatéraux. Cette politique signifie que les soldats israéliens mettent très souvent leur vie en jeu pour éviter la mort de civils palestiniens. La mort de 13 soldats israéliens dans les opérations du début mai à Gaza est une illustration du prix lourd qu’Israël doit payer pour son engagement à minimiser les pertes civiles palestiniennes.

La population civile palestinienne souffre de ce conflit, cette souffrance est le résultat d’une politique de terrorisme dirigé contre la population civile israélienne et de l’urgence pour Israël de protéger cette population civile israélienne de ces attaques abjectes.

Israël fait face à une guerre difficile contre le terrorisme. C’est une guerre qui lui a été imposée. C’est une guerre sans merci que les terroristes livrent avec barbarie, une guerre qui tue un civil israélien presque chaque jour. Dans ce contexte, Israël prend les mesures nécessaires pour protéger la vie et la sécurité de ses citoyens tout en faisant les plus grands efforts pour respecter le droit international et les droits des Palestiniens qui ne sont pas impliqués dans le terrorisme.


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