A l’institut Universitaire d’Etudes du Développement de Genève, « l’essence » même de l’Etat juif est ouvertement critiquée

Par Alain Rajchman

mardi 4 mai 2004

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La Tribune de Genève rapporte comment l’IUED a accordé sa caution universitaire à un conférencier se déclarant antisioniste et venu pour signifier que l’Etat d’Israël doit être démantelé comme l’a été le régime de l’apartheid sud-africain.


Sur le thème « Quelles affinités religieuses et idéologiques entre l’Etat d’Israël et l’Afrique du Sud de l’apartheid ? », Mohammed Taleb de l’Ecole pratique des hautes études de Paris, a déversé sa haine : « Je critique l’Etat d’Israël pour ce qu’il est, dans son essence, et pas seulement pour ce qu’il fait » en ajoutant qu’Israël tient les ficelles du monde puisque ce pays est au premier plan de la mondialisation, du capitalisme financier et des nouvelles technologies.

Malheureusement, cette initiative de l’IUED n’est pas isolée. L’amalgame qui est fait entre Israël et l’Afrique du Sud de l’apartheid prend corps. Il est soigneusement entretenu et gagne des sphères diplomatiques où l’on rêve tout haut d’une condamnation internationale unanime qui permettrait enfin de délégitimer l’existence de l’Etat juif, comme il se doit, au nom du droit international. L’idée implicite est de mettre en place une machine à remonter le temps qui permettrait d’effacer « l’erreur juridique » du vote de l’ONU donnant naissance officielle à l’Etat juif.

Le recteur de l’université, André Hurst, n’a pas souhaité faire de commentaires alors que l’Institut doit accueillir une série de trois conférences sur le sujet suivant : « La situation politique Israël/ Palestine ressemble-t-elle à l’apartheid sud-africain ? ». La question annonce déjà la réponse et il est regrettable qu’une vénérable université se rende complice d’une machination visant à affirmer que le sionisme relève d’un racisme équivalent à celui du régime de l’apartheid. Depuis Durban, cette machine au service de l’éradication d’Israël est en marche : elle puise son énergie dans les idées altermondialistes, elle ajuste ses rouages juridiques dans les nombreuses institutions internationales qui lui sont favorables, et elle étend ses relais dans la presse et le monde universitaire.

Cette machine est malheureusement efficace. Elle fabrique cette « bonne conscience » mondiale qui autorise aujourd’hui quelqu’un à frapper un juif parce qu’il est juif ou à penser que le mitraillage d’une mère et de ses quatre jeunes enfants n’est pas condamnable. Voilà aussi pourquoi la conférence de l’IUED de Genève doit être condamnée avec fermeté !


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