Peres ouvre la voie à une union nationale avec Ariel Sharon

par Alain Rajchman

jeudi 22 avril 2004

Alors que les membres du Likoud doivent se prononcer sur le plan de désengagement de Gaza, Shimon Peres vient de faire connaître les conditions qui permettraient au Parti Travailliste de rejoindre le gouvernement d’Ariel Sharon.


Shimon Peres avait dit à son vieil ami Ariel Sharon, « Arik, un petit pas ou un grand pas en faveur de la paix coûtent le même prix. La seule différence sera le résultat. Fais-le et nous t’aiderons ! ».

Shimon Peres tient parole. Il vient d’informer les anciens membres du Likoud qui ont rejoint les rangs du Parti Travailliste qu’il est prêt à soutenir un gouvernement d’union au conditions suivantes :

Dans un premier point, Shimon Peres souhaite un débat plus ouvert sur la barrière de sécurité. Il considère que son coût et son tracé doivent sinon être revus, ou moins détaillés et discutés.

Le second point concerne le plan de désengagement. Des critiques sont formulées et elles portent principalement sur qui contrôlera les territoires palestiniens après le désengagement israélien. L’aspect unilatéral du désengagement n’est pas aux yeux du leader travailliste très réaliste. Il faut un dialogue avec les palestiniens et le désengagement ne peut se faire en ignorant l’émergence de conditions politiques nouvelles au sein du leadership palestinien.

Le soutien inconditionnel des travaillistes au plan Sharon est acquis, que le Pari Travailliste demeure dans l’opposition ou qu’il rejoigne le gouvernement. Cette attitude responsable assortie d’une volonté d’accompagner le plan de désengagement par le renouveau d’un dialogue politique avec les palestiniens est une chance pour Israël et la paix. Celle de la convergence providentielle de deux grands hommes d’Etat.


La revue des infos

Mots-clés

Accueil