Plus jamais ça ! : le choix de la vie

par Alain Rajchman

lundi 19 avril 2004

A l’occasion de la commémoration de l’extermination des 6 millions de juifs par les nazis, mais aussi du soulèvement héroïque des combattants du Ghetto de Varsovie, Israël réaffirme son droit à la vie.


Ce droit à la vie, ce sont des milliers de jeunes juifs du monde entier qui viennent le crier haut et fort sur la triste rampe d’Auschwitz. La « marche « des vivants » est là pour dire que si dans l’histoire les juifs ont subi la pire des atrocités, cette histoire là est bien close avec la naissance de l’Etat d’Israël.

Ce droit à la vie, ce sont les autorités israéliennes qui l’affirment en éliminant ceux qui ont pour projet d’éliminer Israël de la carte. L’histoire a montré au peuple juif que les ennemis irréductibles d’Israël sont prêts à commettre leurs crimes jusqu’à leur dernier souffle. Les nazis perdaient la guerre, ils trouvaient encore des ressources pour exterminer les juifs de Hongrie ! Le pédiatre Rantisi, qui poussait les enfants aux actes suicides, s’est fait applaudir en déclarant que la comparaison des juifs avec les nazis n’était pas juste, car elle rendait les nazis encore trop sympathiques. Face à une telle haine, on comprend la tolérance zéro des chefs d’Israël.

C’est en pleurant sur le souvenir des martyrs de la Shoa que tout un pays reconduit chaque année son choix de la vie. Cette vie, ils ne souhaitent que personne vienne la leur disputer, voire l’anéantir. Amos Oz, dans son dernier et excellent ouvrage, rappelle que l’Europe voulait chasser son père. Les antisémites écrivaient sur les murs « Les juifs en Palestine ! ». Aujourd’hui sur les murs des villes européennes on peut lire « Les juifs hors de Palestine ».

En cherchant à permettre la coexistence de deux Etats indépendants et libres, Ariel Sharon ne cherche-t-il pas autre chose que de proposer à ses partenaires palestiniens de faire, avec Israël, le choix de la vie ?


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