Durban II et l’ONU : chronique d’un racisme largement annoncé

Par Francine Girond pour Guysen International News

vendredi 24 avril 2009, par Desinfos

Toutes les associations françaises de lutte contre l’antisémitisme, contre la désinformation, contre les dérives islamistes, pour les droits de la Femme, pour la liberté d’expression, pour la lutte contre les discriminations envers les homosexuels avaient tout dit, tout écrit depuis des mois afin d’alerter l’opinion, les politiques, les médias sur ce qui menaçait à Genève.


Les propos antisémites du président d’Iran ne sont pas une nouveauté : après avoir projeté de rayer Israël de la carte, n’avait-il pas organisé à Téhéran un grand colloque négationniste ?

Les lapidations des femmes en pays islamistes, les tortures envers les homosexuels, les massacres des populations noires au Darfour, l’interdiction de la critique philosophique de la religion datent-ils du début de la semaine ?

Toutes ces informations, toutes ces analyses et toutes ces dénonciations étaient lisibles sur de nombreux sites internet, sur des blogs… mais terriblement discrets dans les grands médias nationaux, et même régionaux. Seule une petite poignée de journalistes, d’intellectuels et d’élus courageux avaient tiré la sonnette d’alarme.

Mais qui avait voulu les entendre ?

Est-ce l’année des grandes découvertes de la bienpensance pour que l’on réalise seulement maintenant, à l’occasion de cette « conférence internationale contre le racisme » que la majorité des Etats membres de l’ONU, qui disposent par ailleurs d’un égal droit de vote des motions et des résolutions, voue une haine sans nuances aux Juifs, à Israël, aux femmes, aux homos, à la pensée, à la liberté ?

Que faudra-t-il de plus pour que l’on comprenne les enjeux de ce rapport de force ?

Des burqaqs intégrales ? des mutilations en masse ? des attentats ? une bombe atomique sur Tel Aviv ? puis une autre sur l’Europe ?

Les tribunaux grecs ont acquitté en appel fin mars l’avocat néo-nazi Kostas Plevris.

L’extrême gauche française défile sous les bannières du Hamas – ce parti élu démocratiquement, qui vient au passage d’exécuter sommairement, ces derniers jours, des membres du Fatah ; et l’extrême droite soutient des propos antisémites.

Faire de la politique autrement, c’est aussi prendre des risques : se remettre en question, remettre en question des certitudes et protéger les citoyens des dangers.

La lutte contre la crise sur le plan économique ne dispense pas de veiller aux droits de l’homme, ni à la préservation d’une société et de ses valeurs.

N’est-ce pas justement le moment de remettre en question le bien fondé de l’Organisation des Nations Unies ?

Unies dans quoi ? la paix ? le respect de l’autre ?

La démocratie est un système formidable : au nom des valeurs de l’égalité, de la justice, de la diversité, de la liberté. A un détail près : la démocratie, c’est mieux avec des démocrates…


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