Ariel Goldmann au Yom Hashoah : les propos négationnistes ne peuvent as avoir droit de cité

CRIF Conseil Représentatif des Institutions Juives de France

mardi 21 avril 2009, par Desinfos

Ariel Goldmann, vice Président a représenté le CRIF lors de la cérémonie marquant le début de la lecture des noms des déportés juifs de France devant le Mur des Noms qui aura lieu pendant 24 heures à l’occasion de Yom HaShoah, date retenue par l’État d’Israël pour la commémoration des victimes de la Shoah et des héros de la Résistance juive pendant la Seconde Guerre mondiale.


Plusieurs personnalités ont également participé à cette manifestation, placée sous le haut patronage de Nicolas Sarkozy, Président de la République et sous la Présidence de David de Rothschild, président de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, parmi lesquelles on pouvait remarquer, Jean Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel, Simone Veil, présidente d’honneur de la FMS, Anne Hidalgo, Premier Adjoint au Maire de Paris, l’Ambassadeur d’Israël en France, Daniel Shek, Serge Klarsfeld, vice-président de la FMS et de nombreux élus parisiens.

Roger Benarrosh, vice Président d’honneur du CRIF assistait également à cette cérémonie initiée par le MJLF et Serge Klarsfeld.

Dans son discours, Ariel Goldmann a rappelé la mémoire des 78 000 juifs déportés à partir du sol de France par les nazis avec la complicité du Gouvernement de Vichy, tout en rendant hommage aux non juifs qui, au péril de leur vie, ont sauvé de nombreux juifs en France.

Il a insisté sur le devoir de mémoire qui s’impose à tous et sur la nécessité que les antisémites et négationnistes soient combattus sans relâche, et que leurs propos n’aient pas droit de cité dans notre pays.

Il a ajouté pour conclure : "J’ai grandi avec la formule « plus jamais ça » comme un slogan qui paraissait simple, réaliste et immuable !!
Or, le spectacle de violence que nous offre le début de ce millénaire montre que l’homme ne s’améliore pas, que les forces de haine se déchaînent sous leur forme la plus dangereuse, celle du fanatisme religieux, avec son cortège d’attentats suicides qui ne sont rien moins qu’un crime contre l’humain.

Les agressions anti-juives de ces dernières années et de ces derniers mois témoignent d’une inadmissible diffusion des idées antisémites les plus ignobles.

Un fanatisme religieux dévoyé menace les Juifs, comme il menace le reste du monde occidental.

Penser que l’on peut aujourd’hui se présenter à une élection avec pour seul programme la haine des sionistes, comme on pouvait en 1938 se présenter aux élections avec pour seul programme l’antisémitisme, fait froid dans le dos !!!"


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