Du sang à la une !

Par Claude-Gérard MARCUS

samedi 7 février 2009, par Desinfos

Le récent conflit entre Israël et le Hamas, à Gaza, a donné aux télévisions du monde l’occasion exceptionnelle de présenter du « sang à la une », en diffusant des image dues aux télévisions arabes les plus extrèmistes, notamment Al Jazeera, qui amenaient aux heures des repas,dans les foyers des téléspectateurs , des flots de sang, les cris de douleur des veuves et des mères d’enfants tués, les enfants mourants, démontrant - ce que tout le monde sait - qu’une guerre n’est jamais « propre » et que les civils paient toujours un très lourd tribut au conflit en cause.


Là où nos télévisions ont « dérapé », c’est en acceptant comme du pain béni la version des faits présentée par la propagande du Hamas, l’évaluation des victimes et des dégats et les appels au secours contre la menace d’une véritable « crise humanitaire », faute d’approvisionnements, de nourriture,ou de médicaments. Sans jamais essayer de vérifier les faits et sans les replacer dans un contexte plus large. France 2 a été encore plus loin en illustrant ses propos par des documents concernant un évènement survenu il y a plusieurs années et dans lequel les israéliens n’étaitent pas impliqués, sans le dire et sans mentionner qu’il s’agissait d’archives. France 2 a été obligée, quelques heures plus tard de présenter ses excuses et ce fait comme une « erreur ».

Il n’ y a pas non plus eu le moindre sens de la relativité. Même si l’on prend en compte les chiffres - contestables - présentés par le Hamas, soit environ 1.400 ou 1.500 morts, ce qui bien entendu reste dramatique, on ne peut pas ne pas penser aux 300.000 morts du Darfour et aux 200.000 morts de Tchétchénie, que l’on n’a pratiquement jamais montré à la télévision. 1.500 morts en trois semaines de bombardements intensifs apparait comme un chiffre relativement mineur si on le compare avec le dernier grand bombardement de la guerre mondiale, à Dresde, qui aurait fait en une nuit, entre 25.000 et 35.0000 morts.

Quant à parler de « génocide », c’est vraiment un abus de vocabulaire. S’il y avait eu de la part des Israéliens la volonté de massacrer le « peuple palestinien », il aurait suffit d’utiliser la technique du « tapis de bombes » pour faire des dizaines ou même des centaines de milliers de victilmes.

Au cours d’un récent discours à Jérusalem, devant le Congrès Juif Mondial, le Président de l’Etat d’Israël, M. Shimon Pérès, qui n’a pas la réputation d’être un falsificateur, a donné quelques inforrmations intéressantes.

Selon ces informations, entre 2000 et 2009, 5.792 rockets et fusées Qassam et 4.441 obus de mortiers, provenant de Gaza , seraient tombés sur le Sud d’Israël. (On peut s’étonner que les Israéliens aient mis tant de temps à réagir.)

Au cours des récentes années, le terrorisme palestinien aurait tué 842 civils israéliens et 325 soldats, soit un total de 1.167.

Parlant du danger de « crise humanitaire » à Gaza, le président israélien l’a contesté, indiquant que pendant la période d’affrontement entre l’armée d’ Israël et le Hamas, 43.327 camions de ravitaillement et de médicaments auraient été autorisés à entrer dans la bande de Gaza.

La propagande du Hamas avait largement accusé les Israéliens d’avoir détruit , par bombardement, une école de l’UNRWA (Organisation des Nations Unies chargée de ’aide aux palestiniens depuis 1948) à Jabaliyah faisant de nombreuses victimes. Cette annonce avait provoqué une concert de manifestations contre Israël et des condamnations internationales. Or, le 3 février le coordinateur des opérations humanitaires de l’ONU à Jérusalem, Maxwell Gaylord, indiquait qu’aucune personne n’était morte dans l’enceinte de cette école.

Cela nous amène à deux conclusions. La première est que toute mort est un drame, plus encore s’il s’agit d’un enfant. La seconde est que ce fait ne doit pas amener à une falsification systématique de l’information.

J’ai aussi été surpris que personne n’ait noté la similitude exitant entre le début du conflit en Irak et le début du conflit à Gaza.

Dans les jours qui ont précédé l’entrée des américains en Irak, les ministres de Saddam Husssein bombaient le torse en affirmant que l’Irak attendait l’invasion américaine et que l’armée américaine serait détruite. Un des ministres le redisait encore, alors que les premières troupes améicaines entraient dans Bagdad, sans avoir rencontré la moindre résistance armée.

Le conflit à Gaza avait été précédé par des mises en garde publiques de Mme Tzipi Livni, indiquant que l’armée israélienne interviendraitsi les roquettes continuaient à être envoyées de Gaza sur le Sud d’Israël. Les dirigeants du Hamas à Gaza, ainsi que M. Mechal à Damas, affirmaient leur volonté d’en découdre et annoncaient la prochaine destruction de l’armée israélienne, si elle mettait les pieds à Gaza.

Or, comme en Irak, il n’y a pratiquement pas eu de résistance armée à Gaza, les « combattants » du Hamas se terrant. Ce qui n’avait pas été le cas au Liban ou l’affrontement entre les troupes israéliennes et celles du Hezbollah avait été très violent.

Peut-on penser que le Hamas , s’est pris à son propre piège ?


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