Des enfants utilisés

Ruth Elgash - Jerusalem Post édition Francaise

vendredi 6 février 2009, par Desinfos

L’ONU est prête à reconnaître l’utilisation par le Hamas d’enfants comme boucliers humains lors de l’opération israélienne à Gaza, selon ce qu’a confié au Jérusalem Post le représentant spécial pour les enfants de l’ONU. « Nous n’avons pas encore traité la question des boucliers humains, mais nous le mentionneront dorénavant dans nos rapports » a déclaré Radhika Coomaraswamy dans une interview exclusive après quatre jours passés dans la région.


Radhika Coomaraswamy du Sri Lanka est la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés. Elle est aussi membre du Cabinet du secrétaire général des Nations unies.

« Il est encore difficile pour nous de dire ce qu’il s’est réellement passé et nous avons encore besoin de mener quelques enquêtes sur ce qui a vraiment eu lieu sur place… mais nous ne nions pas que cela est arrivé, et qu’il est tout à fait possible que le Hamas ait utilisé ses civils comme boucliers humains » a-t-elle dit.

Cependant, Radhika Coomaraswamy a déclaré que la politique des Nations Unies de ne pas rencontrer les dirigeants du Hamas -du fait qu’elle soit considérée comme une organisation terroriste- entrave le travail humanitaire dans la bande de Gaza.

Les enfants « ont un besoin urgent de soins et d’assistance, incluant la restauration de services élémentaires comme la reconstruction immédiates d’écoles et d’hôpitaux ». « Le Hamas doit respecter le fait que l’aide humanitaire ne peut pas être détournée ».

Elle a également déclaré que son impression était que « après ce conflit, on sent une identification des enfants plus grande avec le Hamas » bien que ses observations « ne soient basées que sur une visite d’une journée sur place ».

« Les enfants ont des réactions surprenantes » a-t-elle déclaré. « Lors d’une visite à Ashkelon, j’ai remarqué que, bien que leurs discours puissent sembler durs au premier abord, j’ai demandé aux enfants s’ils souhaitaient rencontrer des enfants palestiniens. La réponse était incroyable. Ils ont dit ’oui, bien sûr, nous voulons les rencontrer, jouer avec eux et écouter leurs histoires’. C’était une réponse du cœur » a-t-elle ajouté.

« Je crois que si nous reconstruisons Gaza au plus vite, il y a un espoir pour le futur. Même s’ils paient le prix lourd dans ce conflit, les enfants sont les meilleurs avocats de la paix. Chaque enfant a le droit de vivre en sécurité. Les enfants de la région ont assez souffert, ils méritent un meilleur avenir » a conclu Radhika Coomaraswamy.


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