Belgrade fait peau neuve

David Vujanovic - Agence France-Presse - Belgrade

vendredi 30 janvier 2009, par Desinfos

Près de 10 ans après les bombardements de l’OTAN, en mars 1999, pour contraindre les forces du président yougoslave Slobodan Milosevic à relâcher leur emprise sur le Kosovo, les ruines des bâtiments frappés par les missiles de l’Alliance sont toujours là, au milieu de la ville, avec leurs fenêtres aveugles et leurs façades béantes.


La guerre et les sanctions internationales à l’encontre du régime de Milosevic, la négligence par la suite, ont fait que les édifices aux murs fatigués et aux balcons parfois menaçants pour les passants ne se comptent plus dans Belgrade, cette ville qui fut le théâtre de tant de batailles, plus d’une quarantaine dit-on, au cours de sa longue histoire.

Les autorités de la ville ont cependant entrepris un travail de longue haleine visant à rénover l’apparence de la capitale serbe, espérant bien que les touristes étrangers voudront prendre en photo autre chose que les ruines des différents bâtiments ravagés par les missiles Tomahawk de l’OTAN.


Faut-il juger l’OTAN ?, par Claudio Cordone et Avner Gidron (Le Monde diplomatique) JUILLET 2000

Faut-il juger l’OTAN .pdf


le samedi 3 avril 1999, 16 h 08 - Belgrade ébranlée par les bombardements

Les habitants de Belgrade ont défilé, frappés d’incrédulité et de mutisme, devant les ruines calcinées des deux ministères détruits dans la nuit de vendredi à samedi par des missiles de l’OTAN. Les ministères serbe et yougoslave de l’Intérieur étaient situés dans le centre de la capitale, où se trouvent également plusieurs ambassades étrangères, notamment celle de Russie et des États-Unis.
L’état des ministères de l’Intérieur serbe et yougoslave après le bombardement a laissé les Belgradois muets.

Les deux bâtiments, considérés comme les centres névralgiques des forces spéciales serbes engagées dans la campagne d’épuration ethnique au Kosovo, ont été touchés par des missiles de croisière. Les pompiers ont lutté quatre heures pour maîtriser les flammes, selon la télévision serbe. Ces frappes sans précédent depuis le début du conflit n’auraient pas fait de victimes, mais la rancoeur des Serbes n’en est pas moins vive à l’égard des Occidentaux.


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