Arthur maintient son « iShow » dans un Sébasto sous tension

La Voix du Nord

jeudi 22 janvier 2009, par Desinfos

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Drôle d’ambiance hier soir, au théâtre Sébastopol de Lille, où l’humoriste Arthur a donné son deuxième one man show. Une manifestation pro-palestinienne, devant l’entrée, a retardé le spectacle d’une demi-heure.


Dans la file des spectateurs, la question est sur toutes les lèvres. Arthur maintiendra-t-il son spectacle iShow  ? Il l’avait annulé, vendredi dernier, en Ardèche, des manifestants pro-palestiniens bloquant l’entrée de la salle où il devait se produire. Hier soir, la présence de policiers et l’ouverture d’une deuxième entrée sur le côté du théâtre ont rassuré les 700 fans.

Et c’est avec vingt minutes de retard mais sous les encouragements très chaleureux du public que l’humoriste, mal à l’aise et hésitant, fait irruption sur scène. « J’adore jouer à Lille. même si la dernière fois, c’était pas la même ambiance à l’entrée », ironise-t-il. La tension dissipée, le iShow peut commencer.

Arthur se transforme alors en une savoureuse madeleine de Proust pour nous rappeler combien les technologies d’aujourd’hui ont transformé notre quotidien. Le téléphone portable, internet, Facebook, tout y passe. L’animateur télé ultramédiatisé règle ses comptes avec les paparazzi et magazines people. Il évoque, moqueur mais tendre, sa famille, sa mère surtout. La mère juive sépharade marocaine qui ne sait utiliser ni son téléphone portable, ni internet, et qui, par le biais de sa boîte mail « fait des affaires avec M. Spam  » et ses publicités.

Tout n’est pas bon dans Arthur. Mais malgré quelques blagues faciles, des balbutiements et un petit passage à vide (justifié et compréhensible), certains sketchs sont hilarants. Comme l’enregistrement à l’ancienne, avec un vieux magnétophone à cassettes, des morceaux écoutés à la radio. « Avec un « crr » au début, et un « lllll » à la fin ». Les péripéties du voyage familial à New York, difficilement racontables, mais drôles à souhait, valent la peine d’être vues et contées. L’évocation de son mariage (raté) et des souvenirs émeut dans le rire. Arthur assure et rassure dans un spectacle qui lui plaît et lui correspond. Récompensé par une standing ovation, il conclut, confiant : « Rien ni personne ne m’empêchera de faire mon métier. Merci, je vous aime ! » •


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