Gaza : Sarkozy salue le cessez-le-feu, estime qu’il faut « aller plus loin »

lundi 19 janvier 2009, par Desinfos

Le président français Nicolas Sarkozy a salué dimanche soir à Jérusalem la décision d’Israël de cesser le feu mais estimé qu’il lui fallait « aller plus loin » en retirant ses troupes de la bande de Gaza, avant d’appeler à un « grande conférence de paix » cette année. « La décision du gouvernement israélien, unanime, d’arrêter le feu est une décision que nous soutenons. C’est une décision digne d’un Etat démocratique. Mais nous disons : ce n’est qu’un premier pas, il faut aller plus loin », a déclaré M. Sarkozy devant la presse.


« Nous n’avons pas soutenu et approuvé l’intervention de Tsahal à Gaza. Nous connaissons et nous avons reconnu la faute initiale du Hamas, avec les roquettes qui ont conduit à l’interruption de la trêve. Mais nous pensons que la place de Tsahal n’est pas à Gaza », a-t-il ajouté.

Avant M. Sarkozy, qui s’exprimait avant un dîner avec cinq chefs d’Etat et de gouvernement européens (Allemagne, Espagne, Italie, Grande-Bretagne, République tchèque), le Premier ministre israélien Ehud Olmert a déclaré qu’Israël voulait « sortir de la bande de Gaza le plus vite possible ».

Trois semaines après le début de son offensive sur Gaza, l’armée israélienne a entamé dimanche un « retrait progressif » de Gaza, alors que le Hamas a annoncé de son côté un cessez-le-feu et demandé à Israël de retirer ses forces du territoire palestinien d’ici une semaine.

« C’est très important ce qu’a dit Ehud Olmert au nom du cabinet israélien : +si les tir de roquettes s’arrêtent, Tsahal quittera Gaza+ », s’est félicité le chef de l’Etat français.

« C’est extrêmement important car, enfin, nous sortons du cercle vicieux des provocations et des réactions vers un cercle vertueux de l’espoir. Et si, malgré tout, on se décidait à se faire confiance parce que nous n’avons pas d’autre choix », a-t-il lancé.

Nicolas Sarkozy a également souhaité dimanche soir que les protagonistes du conflit israélo-palestinien « profitent » du cessez-le-feu pour « mettre tout sur la table ».

« Ce n’est pas plus d’efforts de faire un grand plan de paix définitif qu’un petit plan de paix provisoire (...) une fois Tsahal retirée de Gaza, il faudra proposer un sommet au président de l’Autorité palestinienne (Mahmoud Abbas) pour parler avec vous », a-t-il lancé à Ehud Olmert.

« Il faudra ensuite tout de suite convoquer la grande conférence internationale qui permettra enfin d’établir la paix cette année », a conclu Nicolas Sarkozy, précisant qu’il attendait du président américain élu Barack Obama, qui entre en fonction mardi, qu’il s’engage « puissamment pour apporter les garanties nécessaires » au succès de ce processus.

Avant leur dîner avec M. Olmert, M. Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique Gordon Brown, le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, qui préside l’Union européenne, avaient participé à Charm el-Cheikh (Egypte) à un mini-sommet autour du président égyptien Hosni Moubarak.


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