Contours d’un cessez-le-feu

israel-infos.net

jeudi 15 janvier 2009, par Desinfos

Alors que l’opération militaire de Tsahal dans la bande de Gaza, pour faire cesser les attaques quotidiennes du Hamas sur le sud du pays, rentre dans son vingtième jour, Israël devrait décider d’ici la fin de cette semaine, soit d’un arrêt des combats, soit de la rentrée massive de ses troupes dans Gaza ville.


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Selon des sources proches du cabinet restreint de sécurité : « une chance réelle doit être accordée à l’option de paix égyptienne, si les objectifs d’Israël sont atteints. Dans le cas inverse, d’autres options existent ».

La France et l’Allemagne ont pour leur part réitéré, dans un communiqué commun publié dans la nuit de mercredi, leur proposition d’agir pour empêcher la contrebande d’armes, et assurer le contrôle des points de passage.

Toujours pour la voie diplomatique, le Général Amos Guilad se rendra à nouveau, ce jeudi, au Caire, pour entendre, des médiateurs égyptiens, dans quelles mesures les conditions posées par Israël ont été acceptées par les islamistes, et si l’Egypte donne son accord pour l’assistance américano-allemande concernant la mise en place de moyens technologiques pour empêcher l’existence de tout tunnel sous l’axe Philadelphie.

En attendant, les opérations de Tsahal, terrestres, maritimes et aériennes, se sont poursuivies jeudi, alors que treize roquettes et obus, dont un au phosphore, s’abattaient encore sur Israël. Plusieurs raids aériens et combats au sol, dans la bande de Gaza ont fait onze morts du coté palestinien, et sept blessés, dont un très grave, coté israélien.

Selon des sources médicales des territoires autonomes l’opération « Plomb durci » a couté la vie à 1,028 personnes, dont 300 enfants et jeunes gens, et causé plus de 4.500 blessés.

Monde arabo-musulman

Stopper l'opération de Tsahal et les tirs du Hamas

Le président syrien, Bachar el-Assad, a appelé Israël - dans un entretien accordé mercredi après-midi à la BBC - à cesser immédiatement l’opération militaire dans la bande de Gaza, et le Hamas à arrêter complètement ses tirs de roquettes sur le sud d’Israël. Il s’est dit, par contre, totalement opposé aux exigences israéliennes de conditionner le cessez-le-feu par l’arrêt de la livraison d’armes aux islamistes.

Assad a par ailleurs estimé que «l’influence de cette guerre était plus dangereuse que la guerre elle-même en ce qu’elle avait pouvoir de faire germer l’extrémisme et la terreur dans toute la région».
Il a accusé l’Etat hébreu de n’avoir pas respecté la trêve échue en décembre, et affirmé qu’Israël avait la «responsabilité d’arrêter de tuer des Palestiniens, et de mettre fin au blocus».
Le président syrien, dont le pays accueille sur son sol les plus hauts dirigeants politiques de l’organisation islamiste, a aussi assuré faire «tout ce qui est en son pouvoir pour faire aboutir un cessez-le-feu».


Diplomatie

Résolution de l'ONU : démenti de C. Rice

Un démenti formel a été apporté par Washington, aux propos d’Ehud Olmert, lundi - qualifiés de «100% erronés» - selon lesquels c’est suite à son appel téléphonique personnel à George Bush, que ce dernier a imposé à Condoleezza Rice de s’abstenir au vote de l’ONU, intervention qui avait provoqué la «confusion» de la secrétaire d’Etat américaine.

Or le départ précipité de la Secrétaire d'Etat immédiatement après ce vote sans répondre aux questions des journalistes, et surtout, l’abstention américaine, malgré la promesse faite aux pays arabes de voter pour, semblent plutôt accréditer les propos du Premier ministre israélien.


Sécurité

Mort d'un lanceur de pierres

Mardi soir vers 20h30, un habitant de la localité d’Emmanuel en Judée-Samarie, sur le véhicule duquel des Palestiniens ont jeté des pierres et des blocs de béton, a riposté en tirant avec son arme, alors qu’il se sentait menacé, lui et sa fille de 14 ans se trouvant également dans la voiture.

Les premières estimations de la police indiquaient que l’un des attaquants, un adolescent de 15 ans, était mort des balles de l'Israélien. Or l’autopsie du corps permet d’affirmer que tel n’est pas le cas, bien que la cause du décès ne soit toujours pas déterminée.

Les enquêteurs devraient conséquemment recommander la libération du tireur, actuellement en détention provisoire.
Tsahal a pour sa part confirmé que le tout jeune Palestinien qui est mort mardi soir, avait déjà été interpellé pour troubles de l’ordre public, et jets de pierres sur des véhicules israéliens.

Le chef du Conseil régional de Karné Shomron, Hertzel Ben-Ari, a indiqué pour sa part, que depuis le début de l’opération «Plomb durci», les cas de jets de pierres, de cocktails Molotov et de pneus enflammés, avaient été multiplié par dix.


DESINFORMATION

Rappel à l’ordre de France 2

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel à mis en garde la chaîne France 2, suite à la diffusion, le 5 janvier au Journal télévisé de 13h00, d’une séquence vidéo censée montrer les combats entre Tsahal et les terroristes du Hamas dans la bande de Gaza.
La voix off de ce reportage filmé, indiquait : «Il s’agirait d’une frappe de missile le 1er janvier (…) Sur le sol des combattants mais aussi beaucoup de cadavres de civils».

Or ces images, dures, dataient en fait du 23 septembre 2005, où, lors d’un rassemblement du Hamas dans le nord de la bande de Gaza, un camion de munitions avait explosé faisant 15 morts et de nombreux blessés.

Dans son communiqué le CSA affirme notamment que «La chaîne a manqué à son obligation d’honnêteté de l’information du téléspectateur» et appelé les médias à exercer une «vigilance particulière dans l'exercice de la responsabilité éditoriale, notamment en ce qui concerne la vérification de l'exactitude des informations diffusées.»

Rappelons que France 2 avait présenté ses excuses aux téléspectateurs au journal télévisé du lendemain à la mi-journée.
Le reportage incriminé est visible en cliquant ICI


Justice

Affaire Hirchzon

Un tribunal de Tel-Aviv vient d’inculper l’ancien directeur général de la Fédération Nationale des Travailleurs, Itzhak Rousso - notamment pour détournement de fonds et abus de confiance - dans le cadre de l’affaire dans laquelle l’ex ministre des Finances, Avraham Hirchzon, est également accusé avoir détourné plusieurs millions de shekels des caisses de ce même syndicat, dont il fut le président.

L’accusation a demandé que soit prononcée, contre Rousso, une peine d’emprisonnement de 20 mois fermes, assortie d’une amende de 300.000 shekels.


Etranger

Danemark : 29% pour Israël

La chaîne de télévision danoise TV2 a publié mardi soir un sondage qui montre que 22% des personnes interrogées se déclarent être du coté palestinien, dans le cadre de l’opération «Plomb durci» menée par Israël contre le Hamas.

38% des sondés estiment que les deux parties portent une responsabilité égale dans ce conflit, et 29% justifient l’action d’Israël.
Ce mercredi matin, le chef du gouvernement danois, qui s’exprimait pour la première fois sur la situation dans la bande de Gaza, a d’ailleurs déclaré qu’Israël «a le droit de se défendre».


Divers

Navire iranien : ni par l'Egypte, ni par Israël

Tsahal a de nouveau empêché un bâtiment iranien de débarquer à Gaza, pour cause du blocus maritime qui y est imposé par l’armée israélienne. Ayant d’abord accosté, mardi dans la soirée, à Port-Saïd en Egypte, les Iraniens n’ont pas été autorisé à y débarquer leur cargaison à destination des Palestiniens.

Ils se sont alors dirigés vers Gaza, mais la marine israélienne leur a indiqué qu’ils ne pouvaient pas s’approcher des côtes palestiniennes. Le navire a alors rebroussé chemin vers l’Egypte mais s’est heurté cette fois au refus des autorités égyptiennes de le laisser pénétrer dans leurs eaux territoriales. Le bâtiment a ensuite tenté une nouvelle fois de contourner le blocus israélien, avant de se faire signifier clairement qu’il n’avait pas l’autorisation d’aller plus avant.

Selon le secrétaire général du «Croissant rouge» iranien, le bateau est chargé de quelque 2.000 tonnes de vivres et de médicaments, alors qu’un autre envoi aérien d’une trentaine de tonnes, étant arrivé en Egypte il y a plusieurs jours en provenance d’Iran, est également bloqué par les autorités d’El-Arish.


Sport

Qualification de Dudi Selah à Melbourne

Après un mauvais départ, lors des épreuves de qualification en Australie, le joueur israélien numéro un, Dudi Selah, classé 106e au monde, a pris le dessus sur son adversaire J.Pospichil. Le tennisman tchèque avait réussi à ravir le service de l’Israélien à deux reprises en début de match et menait donc par 3 à 0. Mais Dudi Selah s’est ressaisi en remportant 12 jeux consécutifs, et a battu son adversaire sur le score de deux sets à 0 (6 :3, 6 :0).


Médias et Internet

Gaza: la colombe, le faucon et le vrai con

Edito de Philippe Val - 7/1/2009 - © Charlie Hebdo

La tragédie qui se déroule au Moyen-Orient joue un rôle d'exutoire.
Les passions qu'elle déchaîne hors de son périmètre, bien que manifestant une solidarité légitime aux victimes palestiniennes, prennent la forme, non d'un désir de paix, mais, au contraire, d'un encouragement à la radicalisation.
Autant je comprends que les soutiens aux négociateurs et aux dirigeants palestiniens du Fatah aient pu prendre des formes radicales, autant je n'arrive pas à comprendre que ces soutiens n'aient pas jugé utile de nuancer leur position dès lors qu'il s'est agi du Hamas et du Hezbollah.

Car la situation, en vingt ans, a beaucoup changé. Et, le plus froidement possible, avant d'emboucher les trompettes de l'indignation et de la vengeance, il faudrait peut-être faire un état de la situation nouvelle. Le but n'est pas de faire plaisir aux belles âmes, mais de comprendre les données du problème afin d'en imaginer les solutions. En clair, le but, c'est d'avancer, non vers la victoire d'un des deux camps, mais vers la paix pour les deux populations. Évidemment, il est beaucoup plus facile de penser la victoire du bien contre le mal, il suffit d'inverser les termes imposés par le plus médiocre des présidents américains. Mais on ne lutte pas contre la vision du monde de Bush en lui opposant une médiocrité symétrique. En définissant comme «mal» la barbarie des intégristes musulmans et comme «bien» son incompétence criminelle, il a incité une masse d'imbéciles à définir sa stupidité comme «le mal» et les intégristes musulmans comme «le bien». Sortir de ce piège est une priorité. Voici donc, bien modestement et sans prétention d'exhaustivilé, quelques points qu'on devrait peut-être prendre en considération avant d'ouvrir les vannes des bons sentiments et des passions.

1. En France, d'abord. Le soutien aux Palestiniens était encadré par des partis ou des associations tels que le PC, le MRAP, la LDH, les Verts, la LCR, dont le logiciel était encore celui de la guerre froide. Pourtant, les Soviétiques eux-mêmes, en 1979, avaient senti
le danger, et, à tort ou à raison, avaient envahi l'Afghanistan. En face d'Israël, il y avait un parti palestinien laïque. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Aujourd'hui, en face, on a deux mouvements intégristes, le Hezbollah et le Hamas. Et désormais en France dans les manifestations, le gros des troupes est constitué de radicaux qui veulent détruire Israël au nom d'Allah. Ce n'est plus du tout la même chose. Et le PC, le MRAP, les Verts et les autres se trouvent désormais, non plus à la tête de la contestation d'une politique, mais débordés et mêlés à des manifestants qui n'ont plus rien à voir avec le programme écologiste, communiste ou antiraciste. Qu'ont en commun ces partis de gauche avec des mouvements religieux, racistes, millénaristes, apocalyptiques et totalitaires ? Leur répugnance à se
démarquer de tels compagnons de route relève soit de la bêtise, soit d'une démagogie qu'ils paieront cher.

2. La guerre a changé de forme. D'abord le terrorisme, puis les stratégies du Hezbollah et du Hamas ont fait des civils les cibles privilégiées, et de l'adversaire, et de leur propre camp. Fondus dans la population, ils ne sont atteignables qu'au prix de victimes civiles. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les conventions de Genève et tous les efforts de la communauté internationale ont tendu vers des règles «humanisant» les conflits. Cette période est révolue. Le Hamas tire des roquettes sur des populations civiles et prend en otages les populations dont il est censé défendre les intérêts. Le terrorisme, les prises d'otages, les exécutions, la torture et la transgression spectaculaire des droits de l'Homme s'affirment de nouveau comme des moyens légitimes au service de la bonne cause. Cette mutation de la guerre est due au fait que certains protagonistes - comme le Hamas, le Hezbollah, ou les talibans en Afghanistan et au Pakistan - sont des mouvements religieux et non des armées d'État. Ils prospèrent sous les États et par-dessus les nations. Ils échappent à toutes les lois en étant infra-étatiques et supra-nationaux. Leur problème n'est pas tant une revendication légitime - comme la fondation d'un État palestinien - qu'un combat global, prôné par des fanatiques, contre tout ce qui n'est pas eux-mêmes.

3. Israël est un des points d'incandescence du combat que mène l'intégrisme contre le reste du monde. Mais il y en a d'autres. L'Afghanistan, mais aussi, on l'a vu récemment, l'Inde. D'autres points névralgiques ne manqueront pas de se révéler, et cette considération devrait inciter à modifier un tant soit peu nos analyses de la situation au Moyen-Orient.

4. Tout incite à la compassion pour le peuple palestinien. Encore faut-il savoir ce que l'on veut. Israël ne pouvait laisser indéfiniment tirer des roquettes sur ses populations du Sud. Le Hamas craint qu'avec la venue de nouveaux acteurs, notamment Obama, des négociations aboutissent. Or le Hamas ne veut pas d'un État palestinien voisin de l'État d'Israël. Il ne veut que la destruction d'Israël. Il y est encouragé par le soutien et l'aide de l'Iran, dont l'élaboration de la bombe atomique va de pair avec les discours d'Ahmadinejad menaçant Israël de destruction.

5. La situation devient de plus en plus tendue pour Israël, y compris à l'intérieur. Les Arabes israéliens représentent désormais 20 % de sa population et ils se radicalisent, fragilisant dangereusement l'unité nationale. Les récentes manifestations de ces citoyens arabes
expriment leur compréhensible exaspération.

6. Israël se trouvant confronté à des mouvements transgressant les lois internationales, prônant sa destruction et légitimant le terrorisme, on se demande comment un État démocratique peut trouver une réponse qui ne remette pas en cause ses propres principes
démocratiques.

7. L'idée du «Grand Israël» est désormais minoritaire en Israël. La majorité de la population est prête pour un retrait des territoires occupés, et la question de Jérusalem se réglera d'une façon ou d'une autre, comme Ehoud Barak l'avait déjà laissé entendre et comme Sarkozy l'a rappelé récemment. Le Grand Israël est mort officiellement lorsque Sharon a décidé de se retirer de Gaza et quand Barak s'est retiré du Sud-Liban. Or ces deux retraits, symboliquement et stratégiquement très importants, ont été bien mal payés. Au nord, le Hezbollah s'est immédiatement installé pour tirer des roquettes sur Israël, et au sud le Hamas a pris le pouvoir au terme d'élections qu'on s'entête à dire démocratiques, alors que la misère et l'illettrisme ont permis toutes les manipulations. Si, chaque fois qu'Israël se retire de colonies ou de territoires conquis en 1967, des foyers de guerre et d'intégrisme s'installent, comment veut-on que des élections démocratiques portent au pouvoir des gouvernements israéliens qui prônent la continuation des retraits ?

8. Les bombardements et l'attaque au sol de Gaza par l'armée israélienne arriveront-ils au moins à faire tomber le Hamas ? À lire les connaisseurs de la situation il y a peu de chances. Cette opération militaire couteuse en vie humaines, et qui, de plus, soulève l'indignation internationale, sera vraisemblablement un échec. D'ores et déjà, on peut porter le deuil des malheureuses populations qui en seront victimes.

Mais la situation est affreusement compliquée. Des élections auront lieu en Israël dans quelques semaines. La droite de Netanyahou est en bonne place. Et c'est une catastrophe annoncée par sa vision de la situation, laquelle n'a rien à envier à celle de Bush. Le déclenchement de la guerre contre Gaza fait mécaniquement remonter les chances de Tzipi Livni et met le parti centriste Kadima en position de gagner les élections. Or, c'est le seul parti qui veut et qui peut mener une politique aboutissant à l'échange des territoires occupés contre la paix. La guerre de Gaza présente la double face d'être à la fois un échec militaire probable et la possibilité d'une réussite politique. Même si c'est immoral, la guerre qui se mène aujourd'hui est électorale. Elle a également pour but, en affaiblissant le Hamas, de renforcer l'Autorité palestinienne et Mahmoud Abbas. En ce sens, Israël est en train de faire la guerre que l'Autorité palestinienne n'a pas les moyens de mener. Toute guerre est ignoble, mais elle est encore plus ignoble quand ses fins le sont aussi. Lequel des deux protagonistes envisage le meilleur avenir ?
C'est la question.

9. De nouveaux négociateurs arrivent. La Turquie, l'Egypte, Obama et Sarkozy, lequel a sans doute raison d'aller chercher à Damas quelques bribes de solutions. El-Assad lui doit d'avoir été reçu en France. Il cherche une issue à l'aventure sanglante de sa dynastie. Tous les efforts sont bienvenus pour qu'au prochain retrait d'Israël on évite de voir surgir un nouveau foyer de guerre. Or la Syrie a été l'artisan de l'activité du Hezbollah au Sud-Liban et elle détient quelques clefs de la situation du Hamas à Gaza. La diplomatie internationale, telle qu'elle se configure depuis l'élection d'Obama, a rarement été en situation aussi favorable pour faire évoluer le processus de paix. Encore faut-il que les leaders des pays démocratiques résistent à leurs propres opinions publiques, de plus en plus révoltées par le sort des Palestiniens et hostiles à Israël. Mais il y a des compassions qui ont parfois pour effet le naufrage de ceux qu'on voudrait sauver. C'est l'art de la politique d'avoir le courage de déjouer ces mirages.

10. Enfin, face à cette violence, à ces souffrances, à ces imbrications d'intérêts humains qui ne répondent qu'épisodiquement à la raison, il faudrait proscrire les certitudes implacables. Nourrir en soi une part de doute, accepter qu'on ne comprend peut-être pas toutes les données du problème, et, comme on arrête un cheval en se campant bras écartés devant lui, s'avouer qu'on ne sait pas tout pour arrêter le galop des passions qui s'emballent. En d'autres temps,
Raymond Aron écrivait : « Appelons de nos voeux la venue des
sceptiques s'ils doivent éteindre le fanatisme. »

Edito de Philippe Val - 7/1/2009 - © Charlie Hebdo

Centre d’Information et Documentation sur la Démocratie au Moyen Orient (CID)

Le CID nous signale ce reportage, à la télévision belge, sur les bombardements de civils en Afghanistan. http://fr.youtube.com/watch?v=tPi4TxcwuWE
Site internet du CID : http://www.cid-online.be/


Nouvelles brèves

Israël, le 14/01/09

DIPLOMATIE : Le directeur du ministère des Affaires étrangères, Aaron Abramovitz, se rendra jeudi à Washington pour y rencontrer des membres de l’administration américaine, avec lesquels il s’entretiendra notamment de la possibilité d'aboutir à un cessez-le feu avec le Hamas, et des mesures sécuritaires complémentaires devant accompagner celui-ci.

OPERATION "PLOMB DURCI" : Un soldat d’une unité de parachutistes de Tsahal a été grièvement atteint par un missile anti-tank tiré par des terroristes du Hamas. Un deuxième militaire a été touché moins gravement, et cinq autres encore, sont légèrement blessés.

TERRORISME : La censure a été levée sur l’information selon laquelle un obus au phosphore a été tiré hier, de la bande de Gaza sur la région d’Eshkol.

POLITIQUE : Le ministre des retraités, Rafi Eytan, menace de démissionner du gouvernement. Il affirme, dans une lettre au Premier ministre, qu’Israël ne peut atteindre ses objectifs dans la bande de Gaza, alors que 2 membres du cabinet de sécurité (sur 3), sont candidats aux prochaines élections.

SOCIETE : Des centaines de jeunes gens ont manifesté au Musée de Tel-Aviv pour exiger qu’aucun accord de cessez-le-feu ne soit signé sans que la libération de Guilad Shalit n’y figure.

JUSTICE : La police a interrogé le militant d’extrême droite Barouh Marzel, soupçonné de s’en être pris à des Palestiniens et à des militants de gauche, lors d’une cueillette d’olives à coté du Tombeau des Patriarches à Hébron. Ce dernier, qui a été libéré à la fin de son interrogatoire, a affirmé qu’il «continuera d’agir en faveur du pays, sans aucune peur».

TERRORISME : Après plusieurs heures de tranquillité, deux roquettes Qassam palestiniennes ont explosé en milieu de matinée dans des terrains vagues de la région d’Eshkol, sans provoquer ni blessé, ni dégât.

AUTORITE PALESTINIENNE : Tsahal a annoncé un arrêt de toute opération militaire, ce mercredi entre 13:00 et 16:00, pour permettre à la population de se procurer vivres et médicaments, et de vaquer à ses besoins les plus urgents. Parallèlement un convoi humanitaire de plus de 100 camions sera acheminé aujourd’hui vers la bande de Gaza.

SECURITE : Les médias libanais confirment le tir d’une roquette sur Israël. La chaine de télévision Al-Manar a rapporté qu’Israël a tiré, en réaction, des obus de mortier sur le Liban, alors qu’El-Arabiya affirme que des appareils israéliens survolent le sud-Liban.

OPERATION "PLOMB DURCI" : Six militaires de Tsahal ont été blessés ce mercredi matin lors d’échanges de coups de feu avec des terroristes, dans la bande de Gaza. Un officier et trois soldats sont légèrement atteints, et deux autres gradés ont été touchés plus sérieusement.

SECURITE : Des alertes ont retenti ce matin à Kiryat Shemona et en haute-Galilée où deux explosions ont été entendues. Les forces de sécurité effectuent des recherches pour trouver les points d’impact de ce qui semble être des Katiouchas tirées à nouveau sur le Nord du pays, à partir du Liban.


Nouvelles brèves, International

Monde, le 14/01/09

FRANCE : La synagogue de Lille a été vandalisée ce mercredi : un vitrail a été brisé et deux croix gammées ont été tracées sur les murs de l’édifice. La maire de la ville, Martine Aubry, qui s’est dit scandalisée par cet acte, a indiqué que la municipalité se porterait partie civile aux côtés de la communauté juive.

ARABIE SAOUDITE : Suite aux critiques des ces derniers mois sur la recrudescence de mariages de très jeunes filles dans le pays , le Mufti d’Arabie Saoudite a affirmé «qu’il est permis de se marier avec des fillettes âgées de 10 ans, et que celui qui pense qu’elles sont trop jeunes, leur porte atteinte».

BRESIL : Le Brésil a refusé d’extrader vers l’Italie, l’ancien membre des Brigades rouges, Cesare Battisti - condamné à la prison à perpétuité dans son pays pour le meurtre de 4 personnes - et le ministre de la Justice brésilien lui a accordé le statut de réfugié politique.

RUSSIE : L’Ukraine a annoncé qu’elle suspendait - malgré l’accord arraché en début semaine par les Européens - toute livraison de gaz russe à l’Europe, à cause des «conditions dictées par la société d’Etat Gazprom».

SOMALIE : Un cargo hollandais, sur lequel des pirates somaliens ont ouvert le feu, et qu’ils ont essayé d’aborder pour en prendre le contrôle - au cours d’une attaque qui a duré une demi-heure - a été sauvé par un bâtiment de la marine russe, venu au secours du navire attaqué.

VENEZUELA : Le président Hugo Chavez appelle l’OPEP à réduire à nouveau les quotas de production de pétrole, pour faire face à la baisse des prix. Les pays exportateurs avaient déjà diminué leur quota quotidien de 2,2 millions de barils, le mois dernier.

PAKISTAN : Le chef du gouvernement pakistanais, Yousouf Raza Gilani, a affirmé que l’Inde n’avait transmis à Islamabad que des «documents» et non des «preuves» concernant l’implication de son pays dans les attentats de Bombay. L’Inde affirme en revanche que les éléments remis attestent du soutien d’organes officiels du Pakistan aux attaques terroristes qui ont couté la vie à 160 personnes.


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