Bombardement des mines de phosphore à Khouza ... dans la Bande de Gaza

La Presse Canadienne.

mardi 13 janvier 2009, par Desinfos

Des déplacements de chars de l’armée israélienne ont été entendus tôt dimanche matin près de la frontière avec la Bande de Gaza, tandis que l’artillerie israélienne pilonnait la zone, laissant penser à un élargissement de ses opérations.


Les forces israéliennes ont visé des mines de phosphore à Khouza, un village situé près de la frontière et plusieurs maisons étaient en feu, ont indiqué des témoins [1] . Une femme a été tuée et plus de 100 autres personnes blessées, a expliqué le Dr Yusuf Abu Rish, un représentant de l’hôpital local, la plupart souffrant de brûlures et d’avoir inhalé du gaz. Le porte-parole de l’armée israélienne, le capitaine Guy Spigelman, a catégoriquement démenti ces allégations.

A l’est et au nord de la ville de Gaza, de violentes batailles étaient en cours, ont déclaré des représentants du Hamas.

Une quatrième phase est prévue dans l’offensive que mène l’armée israélienne depuis le 27 décembre, qui envisage la réoccupation complète de la Bande de Gaza et le renversement du Hamas, selon des membres des autorités israéliennes, parlant sous couvert d’anonymat.

Des médecins de la Bande de Gaza ont fait état de la mort de plus de 30 Palestiniens pour la journée de samedi, la plupart n’étant pas des combattants du Hamas. Une quinzaine de roquettes a été tirée sur le sud d’Israël, blessant plusieurs Israéliens dans la ville d’Ashkelon, de source militaire israélienne.

Israël utiliserait des bombes au phosphore blanc, pourtant interdites
L’armée israélienne a bombardé Gaza cette nuit tuant trois Palestiniens et blessant des dizaines d’autres. Ils sont de plus en plus nombreux a affirmer qu’Israël utilise des bombes dont l’emploi offensif est cependant interdit.


Notes

[1Une dépêche « désinformative » faisait état de l’utilisation interdite offensive du phosphore blanc :

L’ONU a signé un protocole en 1983 qui interdit l’utilisation offensive d’armes contenant du phosphore blanc contre une population. Ce qui veut dire qu’on peut utiliser du phosphore blanc comme fumigène, projectile éclairant ou autre.

Le Dr Youssef Abou Rich indique qu’une femme a été tuée et au moins 60 Palestiniens ont été blessés par des tirs de chars dans le village de Khouzaa, à l’est de Khan Younés. Selon lui, 55 des blessés ont été atteints par des éclats de bombes au phosphore blanc, des munitions controversées. « Les brûlures sur leurs corps ne peuvent être provoquées que par des bombes au phosphore blanc », a-t-il soutenu.

Interdit contre des militaires stationnés au milieu de populations civiles

Le chef des services d’urgences palestiniens à Gaza, le Dr Mouawiya Hassanein, a affirmé que ces armes avaient déjà été utilisées par Israël lors de son offensive contre la bande de Gaza lancée le 27 décembre. Le phosphore blanc peut provoquer des brûlures de la peau et endommager le foie, le coeur ou les reins. Son utilisation en tant que telle n’est interdite par aucun traité international. Cependant, le protocole III de la Convention de 1980 sur les armes conventionnelles interdit son usage contre les populations civiles ou contre des forces militaires stationnées au milieu de populations civiles.


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