L’Ambassadeur d’Israël auprès de l’Union Européenne Oded Eran revendique un « statut spécial » pour son pays, mais n’appelle pas à une rapide adhésion d’Israël à l’Union Européenne.

Eupolitix

mercredi 3 mars 2004


« D’un côté l’idée d’un statut spécial a été reconnue par l’Union Européenne. Mais s’il n’y a pas de grandes chances d’adhésion pour le moment, nous devons adopter l’option qui nous rapprochera le plus de cette adhésion », a déclaré Eran.

« Nous devrions poursuivre une adhésion mineure… c’est-à-dire faire en sorte qu’Israël et l’Europe s’associent le plus étroitement possible ».

S’exprimant lors d’une conférence au Parlement européen sur le futur du Moyen-Orient, Eran a appelé à ce qu’Israël puisse bénéficier d’un statut d’observatrice dans le cadre des activités européennes en matière d’environnement, d’éducation et de culture.

Cela suivrait le modèle déjà adopté en ce qui concerne la coopération dans le domaine scientifique et celui de la recherche, où un nombre réduit de pays participent en tant que membres à part entière sans compter en fait parmi les membres de l’Union Européenne, a-t-il affirmé.

Israël a l’intention de ratifier le programme européen de navigation par satellite Galileo ces prochaines semaines.

« Nous devons développer nos relations commerciales le plus possible et adhérer à la zone économique européenne », a ajouté Eran.

L’ambassadeur a cependant écarté toute intention de demander l’adhésion pleine d’Israël, le climat international rendant la chose impossible pour le moment.

La possibilité d’une future adhésion d’Israël à l’Union Européenne avait été mise sur le tapis par certains cercles, dont le Parlement européen, mais plus particulièrement par le Premier ministre italien Silvio Berlusconi.


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