Israël a commencé à démanteler la section de clôture de sécurité anti-terroriste de la Rive Occidentale autour Baka Al-Sharkiyeh

dimanche 22 février 2004


Israël commencait aujourd’hui à démanteler une section de sa barrière de protection anti-terroriste de la Rive Occidentale, dans le nord de la région, 24 heures avant une séance de la Cour internationale de Justice consacrée à la légalité de cet ouvrage, a indiqué Kol Israël.

Cette section de huit kilomètres se trouve à l’est du village de Baqaa al-Charqiya qu’elle isole du reste de la Rive Occidentale et son démantèlement permettra de ne pas annexer de facto à Israël quelque 5.000 Palestiniens et leurs terres, a précisé la radio.

Les autorités israéliennes ont décidé il y a deux mois de déplacer vers l’ouest, c’est-à-dire en direction de la « ligne verte » démarquant Israël de la Rive Occidentale, ce segment de la ligne de sécurité anti-terroriste érigé il y a huit mois, a précisé la radio en estimant à quelque 8 millions de dollars le coût des travaux.« Peut-être que le moment choisi pour procéder à ce démantèlement n’est pas judicieux, mais de toute façon la communauté internationale veut que nous construisions la clôture le long de la »ligne verte« et il n’en est pas question car celle clôture serait alors politique alors que sa vocation est uniquement sécuritaire », a déclaré à la radio le chef de la diplomatie israélienne Sylvan Shalom.« En trois ans d’Intifada, nous avons été visés par quelque 19.000 attentats, dont plus d’une centaine par des terroristes-suicide qui ont fait à eux seuls la moitié de nos victimes », a plaidé Shalom en expliquant que la partie déjà construite de la clôture a jusqu’à présent efficacement empêché les infiltrations de terroristes-suicide. « La mort, c’est irréversible, tandis qu’il est toujours possible de déplacer ou démanteler la clôture, si les conditions s’y prêtent », a encore dit Shalom.

Ce démantèlement avait été annoncé samedi par une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Rachel Niedak Ashkenazi.Elle avait cependant indiqué que le démantèlement n’était pas lié aux audiences de la CIJ. « Le démantèlement du tronçon à l’est devait avoir lieu à la fin de 2003 mais il a été reporté », avait-elle ajouté.

Les avis de la CIJ n’ont pas d’effets contraignants et il appartient aux institutions qui les ont demandés (l’Assemblée générale de l’Onu) de les faire appliquer par les moyens qui leur sont propres.


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