Commerce : Israël sur la voie de la conciliation

Eupolitix.com

mercredi 18 février 2004

Des dissensions de longue date entre l’Union Européenne et Israël portant sur l’étiquetage des produits provenant des territoires occupés pourraient arriver à leur fin, selon certains responsables.


« Nous espérons conclure l’étape finale d’un accord », a déclaré un diplomate israélien à Eupolitix.com, « l’étape décisive est dors et déjà amorcée et il faut à présent se mettre d’accord sur les détails ».

Les avancées ont été encouragées par une lettre envoyée le mois dernier pas trois commissaires européens incitant Israël à étoffer un projet annoncé en novembre par le ministre israélien du Commerce et de l’Industrie Ehud Olmert.

Olmert proposait un étiquetage indiquant la ville d’origine des produits plutôt qu’un simple « made in Israël » afin de mettre fin à une impasse de 5 ans avec Bruxelles concernant l’origine des produits.

Bien qu’Israël bénéficie aujourd’hui d’un accord de libre échange avec l’Union Européenne, Bruxelles refuse d’étendre ces avantages commerciaux aux produits en provenance des territoires de la Rive Occidentale, de la Bande de Gaza, de Jérusalem-Est et du plateau du Golan.

A l’heure actuelle Israël doit verser un acompte jusqu’à ce que la source exacte des marchandises ait été déterminée mais Bruxelles a déclaré que sa patience atteignait ses limites et qu’elle n’admettrais plus ce système.

Une lettre cosignée par les commissaires européens Chris Patten, Frits Bolkestein et Pascal Lamy a mis en évidence qu’Israël était sur la bonne voie mais que certains éléments faisaient encore obstacle à la conclusion d’un accord.

Un responsable européen a déclaré que la Commission européenne cherchait « une solution facile et rentable ».

« L’accord est sur la bonne voie mais il ne répond pas à toutes nos exigences », a-t-il indiqué, et d’ajouter « il n’est techniquement pas possible à nos services douaniers de consulter les cartes à chaque fois ».

Des sources israéliennes déclarent que suite à la lettre Olmert avait confirmé ses engagements « de travailler avec les européens pour trouver une solution au problème ».

Les responsables européens devraient parvenir à arranger les choses lors de pourparlers avec leurs homologues israéliens la semaine prochaine.

Une avancée pourrait ouvrir la voie à un accord politique au plus haut niveau avant de développer les derniers détails sur un futur système d’étiquetage.

De nombreuses capitales européennes ne désirent pas accepter des marchandises des territoires disputés qui seraient labellisées « made in Israël » car cela voudrait dire qu’elles admettent la légitimité des implantations qui sont considérées comme illégales par l’Union Européenne.

De son côté Israël s’est fermement opposée à la distinction établie par l’Union Européenne en déclarant essayer d’anticiper l’issue des pourparlers de paix avec l’Autorité palestinienne.

Bien que tout signe de compromis soit toujours chose très délicate pour Israël, Olmert a affirmé que son projet était nécessaire pour stimuler le commerce à un moment de graves difficultés économiques.


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