L’Affaire Charles Enderlin

Victor PEREZ

vendredi 6 juin 2008

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Ce que l’on appelle l’Affaire Al-Dura est en train de se transformer en une Affaire Charles Enderlin. Faute d’avoir reconnut en son temps une erreur, ou d’entamer un procès sur le fond dans l’objectif unique de prouver ses dires sur « l’assassinat de l’enfant Mohamed » et ainsi faire taire tous ses opposants, l’envoyé permanent de France 2 en terre sainte devient au fil des jours le sujet d’un combat qui le dépasse de plus en plus


Une pétition en sa faveur a été organisée par l’hebdomadaire Le Nouvel Obs. Cette revue dont chacun ‘’connaît’’ son sérieux et son bon sens est entrain de nous confirmer, preuves à l’appui, le divorce entre les lecteurs et le corporatisme journalistique, mais aussi, chose plus surprenante, le peu de soutien dont jouit Charles Enderlin au sein de la profession.

A l’heure de la rédaction de ces lignes, seuls 5 ‘’personnalités’’, une petite centaine de collègues, et encore moins d’internautes ont signé cet appel qui, étrangement, affirme l’intégrité professionnelle du journaliste sans jamais prouver, par des faits, sa « bonne foi ». Seule la dénonciation des ‘’diffamateurs’’ sert de justification à leur réquisitoire à l’encontre de la décision du tribunal innocentant P. Karsenty.

C’est très peu pour un magazine aussi connu et engagé, soyons en sûrs, dans la réussite de cette pétition. C’est un échec si l’on considère que presque la totalité des commentaires publiés à sa suite déjugent cette initiative. C’est une catastrophe si l’on y ajoute toutes les réactions non publiées car forum ‘’modéré’’ oblige.

L’analyse succincte des commentaires diffusés démontre, de prime abord, l’exigence des lecteurs d’une information totale et non partielle. La deuxième donnée que l’on en tire n’est autre que l’incompréhension de l’initiative elle-même. La troisième idée forte, et non la moins réjouissante, est le constat de la perte de crédibilité qui touche les signataires. La quatrième est la certitude que la pétition discréditera en bout de course Charles Enderlin. La cinquième démontre que malgré la censure appliquée à l’encontre des thèses opposées, le public est instruit de l’entièreté de l’affaire et que les bloggeurs ont nuit gravement à la santé morale des éditions papiers.

Bref ! Si une pétition a comme but d’atteindre le résultat escompté au départ, il semblerait à première vue que c’est l’objectif contraire qui sera obtenu. A savoir l’obligation morale mais aussi professionnelle des médias d’aborder le sujet par tous les bouts et, en conséquence, de nuire à la réputation de leur protégé. Car n’en doutons plus maintenant, l’enfant Al-dura n’est pas mort, son père nullement blessé et les Israéliens innocents de ce péché rituel qui leur colle à la peau pour cause d’antisémitisme chronique de certains pigistes, médias et politiques.

Victor PEREZ ©


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