Un échange de populations ?

jeudi 5 février 2004


Ces dernières semaines, rapporte le Maariv, le Premier ministre étudie la possibilité de transférer des localités arabes d’Israël proches de la Ligne verte à l’Etat palestinien futur. Il s’agit de ce que l’on appelle depuis 1948 le « triangle arabe », qui va d’Oum el-Fahm au nord jusqu’aux abords de Kfar-Saba, au sud. Aux habitants arabes qui ne voudront pas renoncer à leur citoyenneté israélienne, il sera proposé de choisir un nouveau domicile pour ne pas se retrouver hors d’Israël.

L’objectif recherché : préserver l’équilibre démographique.

Le Maariv a recueilli les réactions d’un habitant d’Oum el-Fahm, qui leur a dit : « J’aime l’Etat d’Israël, ses lois et tout ce qui se passe ici. J’ai grandi dans une culture démocratique, et je ne m’imagine pas vivant sous le régime d’Arafat ». Mais d’autres ont pris des positions différentes, quelques-uns ont dit qu’ils seraient « heureux de vivre dans un Etat palestinien ».

Consulté par le Maariv, le Dr Ruby Sidel, expert en Droit international et chargé de cours à l’Université Hébraïque de Jérusalem, fait valoir que « ce genre de transfert est légal, mais à la condition de recueillir le consentement des populations concernées. Il y en a eu de semblables en Europe après la Seconde Guerre mondiale, et cela a été le cas pour Israël en 1949 (avec la Jordanie) ».


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