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Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël
vendredi 30 juillet 2010
Le président du comité de suivi, le Premier ministre qatari Hamad bin Jaber al-Thani, a laissé hier planer une certaine ambigüité autour de ce qui avait été décidé. « Nous nous sommes mis d’accord, mais uniquement sur la mise en place de pourparlers et sur ce qui y sera discuté », a-t-il déclaré au terme de la réunion.
Une heure auparavant, Mahmud Abbas s’est exprimé devant les représentants des différents pays arabes, leur demandant d’approuver la poursuite des pourparlers indirects jusqu’au terme des quatre mois qui leur ont été alloués, c’est-à-dire jusqu’à début septembre, avant de prendre une décision. Mahmud Abbas a expliqué que les pressions qui sont exercées sur lui pour qu’il accepte des pourparlers directs sont les plus fortes qu’il n’ait jamais subies.
Peut-être Mahmud Abbas s’attendait-il à un soutien total de la part des pays arabes qui, ces derniers mois, avait adopté sa position. Mais les événements de cette semaine étaient un signe avant-coureur de ce qui l’attendait hier : la rencontre entre le roi Abdallah de Jordanie et le Premier ministre Netanyahu, celle attendue dimanche du président Pérès avec le président Moubarak et l’annonce égyptienne d’avant-hier selon laquelle les Américains ont fourni des garantie qui permettront la reprise des pourparlers directs. De tout cela on peut appendre que les principaux acteurs de la Ligue arabe ne souhaitent pas d’affrontement diplomatique avec Washington et qu’au contraire, ils veulent apparaître aux yeux du président Obama comme des soldats disciplinés pour tout ce qui a trait aux négociations israélo-palestiniennes.
La principale raison à ce changement de position de la part de la Ligue arabe se trouve semble-t-il dans la suite des propos du Premier ministre qatari. Selon lui, la Ligue arabe est convaincue qu’Israël ne souhaite pas sérieusement la paix et ne cherche qu’à gagner du temps. Mais, a-t-il déclaré, « nous sommes convaincus que le président américain souhaite véritablement parvenir à la paix ». En d’autres termes, le président Obama a fait pression sur les pays arabes afin qu’ils acceptent des pourparlers directs, ce qu’ils ont fait, même au prix d’une légère dispute avec les Palestiniens.