Il y a 40 ans, le 17 octobre exactement, disparaissait un des intellectuels majeurs du vingtième siècle, le philosophe et sociologue Raymond Aron.
Depuis lors, son œuvre n’a cessé de croître en importance ; ses disciples et ses épigones sont nombreux ; sa postérité, internationale. À juste titre, on se remémore son opposition résolue aux totalitarismes – nazi , puis soviétique – qui ont enténébré son époque.
Reste néanmoins, dans son œuvre féconde, un angle moins exploré, moins connu – un angle presque aveugle : son discret, mais tenace et constant, amour d’Israë l. Il est né à l’aube du vingtième siècle, dans une famille de la moyenne bourgeoisie juive, originaire des Vosges.
Raymond Aron, l’amour d’Israë l
Article mis en ligne le 5 octobre 2023