Courant ancien du judaïsme, dont les membres se méfient de l’autorité rabbinique, le karaïsme gagne en popularité parmi les Israéliens méfiants
À l’extérieur des murs de Jérusalem, Bruce Brill examine soigneusement un épi d’orge. Il enlève méticuleusement trois rangées de pailles pour révéler une graine naissante, dont le contenu est encore blanc et gélatineux. Brill secoue la tête en signe de déception.
L’intérêt de Brill n’est ni botanique ni agricole : il accomplit un ancien rite religieux qui a lieu chaque année à la fin du mois hébraïque d’Adar. Cette pratique, autrefois courante pour confirmer l’arrivée du printemps et de Pessah, n’est aujourd’hui observée que par les Karaïtes*, membres d’un courant minuscule mais ancien du judaïsme qui ne reconnaît ni l’autorité ni le calendrier du judaïsme rabbinique.
Pourquoi le Pessah des Karaïtes est-il différent ?
Times of Israel en français | CANAAN LIDOR
Article mis en ligne le 5 avril 2023