« Nul ne ment autant qu’un homme indigné.  » Cet aphorisme de Nietzsche désigne assez bien les procédés de certains détracteurs de l’œuvre de Bat Ye’or ; depuis près d’un demi-siècle, avec une opiniâtreté méthodique, certains d’entre eux ont cherché à expulser cette historienne britannique hors du cercle de la scientificité, à l’entourer d’un halo sulfureux, à la déconsidérer comme un esprit irrationnel. Jusqu’à un certain point, ils y sont parvenus.
Un paravent conjuratoire s’est dressé qui brouille la réception du travail de Bat Ye’or. Leur dénigrement vertueux a installé dans les esprits l’idée que la spécialiste de la « dhimmitude  », c’est-à -dire du statut de citoyens des non musulmans en terre d’islam, aurait glissé vers un bord-à -bord avec les théories du complot.
Alexis Lacroix, L’Express : « Bat Ye’or, l’anticonformiste. »
Article mis en ligne le 11 février 2018