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Résolution 2334 du Conseil de Sécurité : Ainsi donc Obama, Kerry, Biden, Rice, Power tiraient les ficelles... (MAJ)
Hélène Keller-Lind
Article mis en ligne le 28 décembre 2016

L’ambassadeur d’Israë l aux États-Unis l’affirme : les États-Unis étaient derrière l’attaque concertée contre Israë l au Conseil de Sécurité. Qui a donné la résolution 2334, résolution inepte traçant des frontières sur les lignes d’armistice de 1949, faisant du Mur des Lamentations et du quartier juif de la Vielle Ville de Jérusalem des lieux « palestiniens  ». Le gouvernement israélien en apportera les preuves àl’administration Trump mais un site égyptien publie les détails d’une rencontre au plus haut niveau au Département d’État avec une délégation de l’OLP. Joe Biden ayant, pour sa part, fait pression sur l’Ukraine pour obtenir son vote...

Israë l a les preuves de la trahison d’Obama

Ron Dermer, ambassadeur d’Israë l aux États-Unis l’a affirmé àmaintes reprises depuis le vote de la résolution 2334 du Conseil de Sécurité qui, de fait, entend tracer des frontières entre Israë l et les Palestiniens sur les lignes d’armistice de 1949 – souvent appelées lignes de 1967 – faisant du Kotel et du quartier juif de la Vielle Ville de Jérusalem des lieux palestiniens : Barak Obama et John Kerry sont derrière l’élaboration de cette résolution et son vote par quatorze membres du Conseil sur quinze et l’abstention américaine, au lieu du veto traditionnel.

On a un exemple de ce qu’explique le représentant israélien dans cette interview sur CNN, un média de gauche, pro-Obama et qui a défendu Hillary Clinton lors de la campagne électorale pour la présidence des États-Unis qui vient de s’achever.

https://www.youtube.com/watch?v=10zZkL61GO4

Le gouvernement Netanyahu a les preuves de ce qu’il avance mais ne les donnera qu’àl’Administration Trump qui entre en fonctions le 20 janvier prochain.

Révélations d’un site égyptien

Toutefois, un site égyptien vient de publier un compte-rendu très détaillé de rencontres àWashington entre le Secrétaire d’État John Kerry, Susan Rice, conseillère àla la Sécurité nationale, Samantha Power, ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies et une délégation de l’OLP conduite par Saeb Erekat, négociateur palestinien àvie, avec Ryad Mansour, observateur palestinien aux Nations unies et d’autres officiels palestiniens comme le directeur des renseignements et le chef de cabinet de Abbas et son conseiller aux affaires stratégiques. Rencontres ayant eu lieu, selon ce site, entre les 12 et 15 décembre 2016, soit quelques jours avant le vote du 23. Le directeur de la CIA a assisté àdes rencontres, ainsi que d’autres responsables américains.

Erekat a présenté des revendications, financières, réclamant plus d’argent, politiques, en demandant l’abrogation d’une loi de 1987 plaçant l’OLP sur une liste d’organisations terroristes, la création d’un comité mixte américano-palestinien pour des questions économiques, commerciales, d’enseignement, de santé, culture, etc.
Des lauriers ont été dressés pour Mahmoud Abbas et les partenaires américains ont conseillé aux Palestiniens de ne pas dissoudre l’Autorité palestinienne, d’arrêter toute opération suicide, de ne pas s’adresser àla Cour pénale internationale et les ont mis en garde contre l’Administration Trump...

Un site repris dans les médias israéliens mais sans que ces éléments aient été confirmés actuellement bien qu’il soit fait état de fuites provenant de milieux arabes. Pourtant le site publie aussi une déclaration commune du « Dialogue américano-palestinien  », en anglais, faisant état d’une rencontre le 12 décembre 2016 àWashington. On retrouve cette même déclaration sur le site du Département d’État qui confirme la présence d’Erekat et des rencontres.

On y lit avec stupeur que « les deux délégations condamnent vigoureusement le terrorisme  »...Stupeur quand on sait que l’Autorité palestinienne incite quotidiennement àla violence anti-israélienne ou qu’au lendemain de l’adoption de cette résolution le Fatah enjoignait de tuer des Juifs......

Il y est aussi question d’une nécessaire « fin de l’occupation qui a commencé en 1967  », ce qui est au cÅ“ur de la résolution du Conseil de Sécurité, ainsi que de projets communs et de la nécessité de poursuivre ce dialogue politique en 2017....

Pressions de Joe Biden sur l’Ukraine avant le vote

Par ailleurs, concernant le vote de l’Ukraine en faveur de la résolution, une déceptions de taille ayant abouti àl’annulation par le Premier ministre israélien de la visite imminente de son homologue en Israë l, on apprend que c’est le vice-Président américain qui a appelé le Président ukrainien pour faire pression sur lui, le convaincre de ne pas s’abstenir et de voter en faveur de la résolution. Ce que nie Joe Biden, bien que le bureau du Président Poroshenko confirme qu’il a bien appelé, sans vouloir confirmer s’ils ont parlé d’Israë l ou pas=.

Déclaration de John Kerry le 28 décembre

Le 28 décembre au matin depuis le Département d’État John Kerry doit faire « des remarques sur la paix au Moyen-Orient...et donner sa vision globale sur la manière dont il croit que le conflit peut être résolu au Moyen-Orient...  ». À noter qu’il ne parle apparemment ni de la Syrie, ni de l’Irak, où la situation est dramatique, les morts et déplacés se comptant par milliers, mais d’Israë l et des Palestiniens. Certains craignent un nouveau coup porté àl’État hébreu... À moins que le Secrétaire d’État n’attende la conférence organisée àParis le 15 janvier 2017 par une France qui a voté cette résolution aberrante, comme les résolutions tout aussi inacceptables àl’UNESCO, niant tout lien entre le peuple juif et Jérusalem...

Mise àjour le 28 décembre 2016

John Kerry a bien rencontré Saeb Erekat au Département d’État le 12 décembre pendant deux heures. Rencontre fermée àla presse. Ce qui est confirmé par son agenda officiel.
Avec la déclaration conjointe du « dialogue politique américano-palestinien  » du même jour, évoquant la nécessité par Israë l « de mettre un terme àune occupation qui a commencé en 1967  » cela confirme le compte-rendu publié par le site égyptien cité plus bas.
John Kerry doit faire une déclaration à11h, heure locale, ce 28 décembre 2016.