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Conférence sur le processus de paix au Proche-Orient : Israë l n’a pas l’intention de se faire hara-kiri
Hélène Keller-Lind
Article mis en ligne le 8 décembre 2016

Alors, cette conférence sur le processus de paix au Proche Orient dont Quai d’Orsay et Elysée ont tant parlé, annoncée finalement pour fin 2016, aura-t-elle bien lieu àParis ? Que oui, disait le 20 novembre 2016 le ministre des Affaires étrangères depuis Doha, capitale des Frères musulmans. Depuis rumeurs et contre-rumeurs : abandon, date du 21 décembre...Des précisions sont annoncées le 7 décembre. Ce même jour le Premier ministre israélien dit àFrançois Hollande qu’il rencontrera Mahmoud Abbas àParis s’il n’y a pas de conférence internationale. Une position qui n’a jamais changé d’un iota.

Demander àl’État hébreu de se faire hara-kiri

François Hollande et ses ministres des Affaires étrangères, faute de pouvoir régler des conflits sanglants au Proche-Orient ( ou de faire appliquer la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU en 2006 interdisant la présence toute milice armée au Liban alors qu’en 2016 le Hezbollah a cent cinquante mille missiles pointés sur Israë l -) n’ont eu de cesse de vouloir contraindre Israë l, la seule démocratie de la région, àaccepter l’inacceptable : des frontières sur les lignes de 67, autrement dit les lignes d’armistice de 47 indéfendables, ce qui reviendrait àdemander àl’État hébreu de se faire hara-kiri. Pour faire bonne mesure il est hypocritement question d’échanges de territoires, mais aucune discussion sérieuse ne peut être envisagée avec une telle condition préalable.

Satisfaction de Mahmoud Abbas, dictateur corrompu qui incite àla haine et la violence anti-israéliennes, voire antisémites, devant cette ingérence française. Réponse claire de Benyamin Netanyahu : non àtoute forme de conférence internationale, oui àune rencontre en tête àtête avec le dirigeant palestinien qu’il appelle de ses vÅ“ux. Ce qu’il dit et répète de longue date tandis que le dictateur corrompu palestinien fait la sourde oreille.

Abbas conforté dans son obstination et ses revendications maximalistes

Financé par de généreux donateurs principalement occidentaux, sans le moindre contrôle, Abbas a tout son temps. En attendant, d’ailleurs, il marque des points contre Israë l grâce àses amis comme ceux qui ont initié deux résolutions scélérates et analphabètes àl’UNESCO, dont le Qatar, et aux pays sans honneur les ayant votées ou s’étant hypocritement abstenus. Comme la France...qui vote de manière aussi invraisemblable àl’ONU lorsque sont adoptées 10 résolutions anti-israéliennes et 4 pour le reste du monde.....

Enhardi par toutes ces marques d’un soutien inconditionnel et absurde, Mahmoud Abbas se répand en vilenies. La dernière en date a marqué la septième conférence du Fatah, le parti dont il est président, qui s’est tenue du 29 novembre au 4 décembre 2016. On y a entendu dix-sept fois une chanson particulièrement peaufinée àla musique entraînante mais aux paroles odieuses. Le pays tout entier doit être libéré – destruction d’Israë l – y entend-t-on et il faut « ouvrir et trancher la poitrine de l’ennemi  » ....C’est ce triste sire que le gouvernement français reçoit souvent en grande pompe, àqui le maire de Paris décerne la plus haute décoration de la Ville, le qualifiant d’homme de paix...

Vidéo

http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=475&fld_id=475&doc_id=19458

L’Arlésienne d’une piteuse soi-disant conférence de paix

Quant àl’Arlésienne de la conférence sur le processus de paix au Proche Orient et cette brillante initiative française, longtemps évoquée, lancée avec de belles photos et des discours langue de bois en juin 2016, puis remise en avant avec John Kerry et Abbas en juillet 2016, on la disait défunte. Un quotidien israélien annonçait son échec, Mediapart reprenait...Que nenni, déclara le ministre des Affaires étrangères français depuis Doha, capitale des Frères musulmans et du Qatar l’un des pays illettrés qui avaient demandé les résolutions grotesques de l’UNESCO niant tout lien entre les Juifs et Jérusalem.

Le quotidien Le Monde abondait dans ce sens et donnait alors la date du 21 décembre 2016. Enfin, c’était làun souhait de la France.

Lors du point de presse du 7 décembre au ministère des Affaires étrangères il y eut cet échange : « Q - Est-il possible de confirmer la date du 21 décembre pour la conférence sur le processus de paix au Proche Orient ?
R - Comme l’a rappelé le ministre des affaires étrangères le 20 novembre àDoha, la France a l’intention d’organiser cette conférence. Nous travaillons étroitement avec nos partenaires àson organisation.
Des précisions seront apportées dès que possible.  » Tout cela sur fond de remaniement en France avec un nouveau Premier ministre et l’on sait aussi et surtout que les États-Unis sont sur le point de changer de Président et d’Administration...Alors une telle conférence dans de telles conditions, de quoi se discréditer encore plus pour le gouvernement français...

Benyamin Netanyahu reste parfaitement clair : des négociations directes, sans préconditions, et rien d’autre...
Guère avancés....si ce n’est que ce même jour le Premier ministre Benyamin Netahyahu faisait savoir qu’il venait de s’entretenir avec François Hollande et lui avait dit que « s’il n’y a pas de conférence internationale àParis il irait y rencontrer Abu Mazen – nom de guerre d’Abbas- pour des négociations directes sans préconditions  ». Il ajoutait qu’Israë l n’assistera pas àune conférence internationale qui ne contribuera pas àparvenir àla paix.  ».
Rien de nouveau d’ailleurs : c’est ce que dit et répète le Premier ministre israélien depuis des lustres, tout comme il a appelé Abbas mainte fois àreprendre sans conditions les négociations qu’il a interrompues. On se souvient peut-être que Benyamin Netanyahu avait tenu le même discours lorsque Manuel Valls, alors Premier ministre, l’avait rencontré àJérusalem. Il lui dit notamment alors être « prêt àannuler ses rendez-vous et àse rendre àParis  » le lendemain « et c’est une offre ouverte...  » ajoutant « j’espère que cette offre sera acceptée par vous et les Palestiniens. Israéliens et Palestiniens ont souffert trop longtemps. Il est temps de s’asseoir ensemble et de régler nos différences pour que la paix règne enfin....  ». Il précisait, et ce n’était pas la première fois, que seules des négociations directes, sans préconditions, pourraient mener àla paix. On notera que c’est aussi au cours de cet entretien que Benyamin Netnyahu avait déclaré avoir écrit au Président français pour lui dire avoir été choqué par le vote de la France àl’UNESCO « niant le lien du peuple juif au Mont du Temple, lien datant de milliers d’années. La raison pour laquelle ce vote a été si préoccupant est qu’il implique que le peuple juif n’a aucun droit d’être là. Et je pense que cela reste le cÅ“ur du conflit : le refus de reconnaître au peuple juif le droit du peuple juif d’avoir un État-nation dans sa patrie ancestrale.  ».

Aujourd’hui la France persiste et signe et entend contraindre Israë l àaccepter un diktat qui a l’aval d’un dirigeant se plaisant àenjoindre àses ouailles d’ouvrir et de trancher la poitrine de l’ennemi, c’est-à-dire des Israéliens...