Si la fonction présidentielle n’était à ce point atteinte par les bavardages outrageants d’un politicien déclassé et de plus affligé d’incontinence verbale, peut-être alors pourrions-nous rire (jaune) d’une situation rendue si caricaturale par son auteur qu’elle n’aurait finalement qu’un impact limité et vite oublié. Mais tel n’est pas le cas.
Car à y regarder de plus près, la France ne se conduit-elle pas aujourd’hui avec la plus grand lâcheté vis-à -vis de l’Etat juif d’Israë l quand, hier déjà , le général De Gaulle avait cru faussement utile et nécessaire de lancer (27 novembre 1967) sa fameuse sentence assassine au prétexte que beaucoup se demandaient si :
“Les Juifs, jusqu’alors dispersés, mais qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est-à -dire un peuple d’élite, sà »r de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles : “l’an prochain à Jérusalem†.