Parce qu’elle fait l’objet d’une sélection, parce que sa réception est soigneusement encadrée par un discours homogène, parce que le moment même de sa diffusion lui confère le statut d’argument au sein d’un débat, la photo d’un enfant mort ou ensanglanté n’est pas une information, c’est une injonction abêtissante et culpabilisante à prendre un certain parti.
Le scandale, ces jours-ci, c’est la censure par Facebook de la photo représentant Kim Phuc, la fillette vietnamienne brà »lée au napalm. Il y a quelques jours déjà , on a croisé des enfants victimes de guerre dans les médias : « les autres  », dit l’article.
La voix de nos maîtres. Décryptons les décrypteurs !
Ingrid Riocreux | Causeur
Article mis en ligne le 15 septembre 2016