l semblerait que l’égorgement du père Hamel dans son église normande, cet holocauste symbolique du désir d’éradiquer l’ancienne religion des indigènes, l’exultation exaltante de déraciner le vieil arbre noueux, ait plongé la France médiatique et virtuelle dans une manière de résignation assumée.
La France post-chrétienne proscrit le sabre mais manie le goupillon. Elle encense à présent, à défaut du vivre, le mourir ensemble calmement.
Sur le chemin du calvaire du peuple français à présent routinier, il se pourrait qu’un clou enfoncé dans les chairs chasse l’autre. Saint-Étienne-du-Rouvray fait oublier Nice, qui abolit le reste.
Terrorisme : du « vivre ensemble  » au « mourir ensemble  »
par Gilles-William Goldnadel | Le Figaro.fr
Article mis en ligne le 1er août 2016