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La Conférence pour la paix de Paris
Dr Zvi Tenney - Ambassador of Israel (ret)
Article mis en ligne le 3 juin 2016

Il faut signaler avec regret que la Conférence internationale pour traiter du conflit palestino-israélien que la France a réuni ce trois Mai àParis a passé completement sous silence la véritable position palestinienne, àsavoir, le refus de l’existence d’un Etat juif au moyen orient.
Pourtant nombreuses sont les publications sérieuses qui ont fait et qui font sans cesse état de cette situation qui constitue l’obstacle majeur de toute solution du conflit.
Voici la dernière en date d’un journaliste arabe reconnu pour sa connaissance sérieuse et objective des problèmes de la région :

Les Palestiniens : « Jamais Nous ne reconnaîtrons Israë l comme un Etat Juif  »
Par Khaled Abu Toameh*
23 avril 2016
http://fr.gatestoneinstitute.org/7906/palestiniens-israel-juif

Israë l en tant qu’Etat juif a valeur d’anathème pour toute la communauté des Palestiniens. Cette posture adoptée par l’Autorité Palestinienne, (PA) et son président Mahmoud Abbas est constamment communiquée et renouvelée.
Reconnaître Israë l comme un Etat juif donnerait aux Palestiniens le sentiment de brader le « droit au retour  » de millions de « réfugiés  » en Israë l. Il va de pair avec leur refus imperturbable de reconnaître un quelconque lien historique entre les juifs et ce territoire.
Ces dernières semaines, le président de l’Autorité Palestinienne a réitéré son opposition àune reconnaissance d’Israë l en tant qu’Etat juif.
Ce refus représente l’un des principaux obstacles àla paix entre Israë l et les Palestiniens.
Les lamentations sur les implantations juives sont en réalité un rideau de fumée organisé par l’Autorité Palestinienne.

Le projet de l’Autorité Palestinienne d’exiger du Conseil de sécurité des Nations Unies une résolution condamnant les constructions d’Israë l dans les implantations suscite en ce moment une grande agitation. Il n’est pas sur encore que le président de l’Autorité Palestinienne mette sa menace àexécution. Il est clair en revanche est que focaliser l’attention sur les implantations àl’avantage d’éviter d’aborder un sujet autrement plus important comme la reconnaissance d’Israë l comme Etat juif par les Palestiniens. Nombre de Palestiniens continuent de considérer Israë l comme une grande et unique colonie qui doit être délogée du Proche Orient.
Pourquoi les Palestiniens refusent-ils d’accepter Israë l en tant qu’Etat juif ?
Abbas a toujours systématiquement refusé de lister les raisons de son refus. En janvier 2014, le président de l’AP a déclaré :
« Les Palestiniens ne reconnaîtront pas le caractère juif de l’Etat d’Israë l et ne l’acceptent pas. Les Israéliens affirment que la non reconnaissance d’Israë l en tant qu’Etat juif fait du conflit une impasse. Et nous disons que nous ne reconnaissons pas ni n’acceptons Israë l en tant qu’Etat juif. Et nous avons de bonnes raisons pour cela  ».
En une autre occasion, Abbas a affirmé : « personne ne peut nous obliger àreconnaître Israë l en tant qu’Etat juif. S’ils (Israë l) veulent cette appellation, ils n’ont qu’àaller aux Nations Unies et demander àchanger de nom pour un autre qui leur convient mieux, et pourquoi pas Etat Juif Sioniste si ça leur chante  ». Mais làencore, Abbas a refusé de fonder le refus véhément des Palestiniens.

Négociateur en chef de l’Autorité Palestinienne, Saeb Erekat, a éclairé quelque peu le débat. « Nous avons déjàreconnu l’existence d’Israë l sur les frontières de 1948 de la Palestine occupée  » a-t-il dit. Il a ajouté qu’il avait clairement expliqué àTzipi Livni, àl’époque où elle était ministre des affaires étrangères, àl’occasion d’une réunion qui se tenait àMunich que les Palestiniens « ne changeront pas leur culture, leur histoire et leur religion en reconnaissant Israë l en tant qu’Etat juif  ».
Bien que les leaders palestiniens se montrent avares d’explications, d’autres font preuve de plus de générosité.
Saniyeh Al-Husseini, professeure de sciences politiques, a récemment publié un article intitulé « Pourquoi les Palestiniens refusent de reconnaître le caractère juif de l’Etat d’Israë l  ». L’article a été repris intégralement par l’agence de presse WAFA, organe official de communication de l’Autorité Palestinienne, ce qui représente un signe très sà»r d’assentiment officiel.

Le texte d’Al-Husseini met l’accent sur le soutien que les Etats Unis apportent àune position israélienne qu’elle décrit comme une « exigence paralysante  ».
« Accepter la judéité d’Israë l reviendrait pour les Palestiniens àrenoncer àtous leurs droits sur les terres palestiniennes, y compris celles qui ont été occupées en 1967  » écrit Al-Husseini. L’auteure ajoute que les Palestiniens ont deux objections fondamentales. La première concerne le « droit au retour  » des réfugiés palestiniens dans leurs anciennes maisons et villages sur le territoire d’Israë l. La seconde touche au statut des citoyens arabes d’Israë l.
Concernant la première objection, Al-Husseini écrit :
« Valider le narratif israélien signifie que les Palestiniens renoncent àtous leurs droits sur la terre de Palestine et justifie les guerres qu’Israë l a mené contre les Palestiniens. Reconnaître le caractère juif de l’Etat d’Israë l reviendrait àreconnaître le narratif israélien sur le droit des juifs àla terre de Palestine et exempterait Israë l de toute responsabilité sur les conséquences morales et légales de tous les crimes commis contre les Palestiniens  ».
Selon Al-Husseini donc, reconnaître le caractère juif de l’Etat d’Israë l reviendrait donc àlégitimer « le droit des juifs sur la terre de Palestine  » et porterait irrémédiablement atteinte au « droit au retour  » de plusieurs millions de réfugiés palestiniens.

Essayons un instant de clarifier cette position : l’Autorité Palestinienne réclame un Etat palestinien àcôté de l’Etat d’Israë l, mais revendique simultanément le droit d’inonder Israë l de plusieurs millions de réfugiés. Soit une demande que n’importe quel gouvernement israélien jugera inacceptable. Plus crucial encore est le refus palestinien de reconnaître àIsraë l la moindre légitimité territoriale. Un refus qui est au cÅ“ur du narratif palestinien. Même les partisans palestiniens d’une solution àdeux Etat ne sont pas prêts àreconnaître que les juifs ont un lien ou une histoire avec cette terre.......

*Khaled Abu Toameh, journaliste arabe titulaire de nombreuses récompenses, est basé àJérusalem

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