Les visites de dirigeants français en Israë l et dans les Territoires palestiniens sont souvent mouvementées. Celles de Jacques Chirac en 1996 et de Lionel Jospin en 2000 ont défrayé la chronique. Mais l’exercice n’est pas pour autant condamné à l’échec. François Hollande, en novembre 2013, avait eu droit au tapis rouge en Israë l à cause de sa fermeté sur le programme nucléaire iranien, sans pour autant trébucher du côté palestinien.
Le voyage qu’entame Manuel Valls ce dimanche est potentiellement menacé par deux nuages : le vote par la France d’une résolution à l’Unesco mettant en cause l’existence de lieux saints juifs dans la vieille ville de Jérusalem - pataquès diplomatique suivi d’un mea culpa ; et une « initiative de paix », lancée par Laurent Fabius sous la menace - depuis abandonnée - de reconnaître un État palestinien, démarche qui ne fait, c’est le moins qu’on puisse dire, pas l’unanimité.
Manuel Valls au Proche-Orient sur les traces glissantes de ses prédécesseurs
Philippe Gélie | Le Figaro.fr
Article mis en ligne le 21 mai 2016