Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, est en visite en Israë l et dans les Territoires palestiniens en ce 15 mai 2016. Une visite préparatoire au voyage du Premier ministre français, Manuel Valls, les 22 et 23 mai. Il a été reçu dans la matinée par son homologue et Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, qui lui a signifié que l’impartialité de la France était mise en doute par son vote récent à l’UNESCO . Un « malentendu  » répondait M.Ayrault qui se dédit et qui se rendait ensuite chez les Palestiniens, fréquents visiteurs officiels en France.
Jean-Marc Ayrault reçu à Jérusalem par Benyamin Netanyahu : où il est question d’impartialité et de.., « malentendu  »
Le 15 mai dans la matinée Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères français été reçu à Jérusalem par son homologue et Premier ministre israélien qui a résumé ainsi leur rencontre en ouverture du cabinet ministériel :
« Ce matin, j’ai rencontré le ministre français des Affaires étrangères, je lui ai dit que la scandaleuse décision de l’UNESCO, qui a été soutenue par la France et ne reconnaît pas les liens du peuple juif - qui datent de milliers d’années – avec le Mont du Temple, porte ombrage à l’impartialité de tout type de forum que la France tente de réunir. Il m’a dit que cette décision découlait d’un malentendu et qu’il veillerait personnellement à ce que cela ne se reproduise pas. Je lui ai dit que la seule façon de faire avancer une véritable paix entre nous et les Palestiniens est par le biais de négociations directes entre eux et nous, sans conditions préalables.
Notre expérience avec l’histoire montre que c’est seulement de cette façon que nous sommes parvenus à la paix avec l’Égypte et la Jordanie et que toute autre tentative ne fait qu’éloigner la paix et donne aux Palestiniens un échappatoire pour éviter de confronter la racine du conflit qui est la non-reconnaissance de l’État d’Israë l. Ils évitent tout simplement de négocier avec nous, ce qui s’inscrit dans leur désir d’éviter de résoudre la racine du conflit, qui est la reconnaissance de l’État national du peuple juif, à savoir l’État d’Israë l  ».
Un vote qui disqualifie toute médiation de la France dont les responsables n’hésitent pas à se contredire
La France, en effet, a voté une résolution présentée par des pays arabes à l’UNESCO, niant de fait tout lien entre le peuple juif et le Mont du Temple, une révision historique ahurissante et y ajoutant des accusations grotesques.... Du coup la France s’était totalement disqualifiée pour organiser toute médiation entre Israë l et les Palestiniens.
Il y a eu depuis une valse hésitation de la part de divers ministres français mais le président de la République enfonçait le clou dans une lettre adressée en réponse au président du CRIF, Roger Cukierman. Il s’y était permis de décider de l’appartenance de Jérusalem et reprenait un grief infondé palestinien connu quant au statut de la mosquée Al-Aqsa et à son accès, se faisant ainsi le porte-parole des Palestiniens dans leurs revendications les plus iniques et absurdes. Lors du point de presse au MAE le 12 mai dernier le porte-parole attribuait les propos suivants à Manuel Valls et Jean-Marc Ayrault : « Le Premier ministre comme le ministre ont rappelé notre position sur Jérusalem, qui est claire. Elle ne varie pas et ne variera pas : Jérusalem est une ville fondamentale pour les trois grandes religions monothéistes et qui appartient à tous les croyants, juifs, chrétiens et musulmans, qui doivent y voir respectées leurs libertés d’accès et de culte.  ».
Des photos éloquentes de la rencontre Ayrault – Abbas...
Langage bien différent que celui qui a été tenu en Israë l ce matin...Ce qui rend la France au comportement ridicule encore moins crédible dans cette affaire. À savoir ce qui aura été dit à Mahmoud Abbas rencontré plus tard à Ramallah, un Abbas qui est fréquemment reçu en chef d’État choyé en France
Pour l’heure rien n’a filtré de leurs entretiens. [Le chef de la diplomatie française a été reçu par son « homologue  » palestinien et grand ami de son prédécesseur, Laurent Fabius,
Un al-Maliki quelque peu moins jovial...
avant de prendre la pose avec un Abbas qui n’avait pas mis les petits plats dans les grands, lui avait tout juste fait servir un verre d’eau sur un petit coin de table et arborait son visage des mauvais jours, ayant sans doute appris ce que son hôte avait déclaré ce matin-là dans la capitale israélienne...
PM Netanyahu’s Remarks at the Start of the Weekly Cabinet Meeting


