La diplomatie française à la Hollande et Ayrault persiste et signe en affirmant en chÅ“ur que « : Jérusalem est une ville fondamentale pour les trois grandes religions monothéistes et qui appartient à tous les croyants, juifs, chrétiens et musulmans, qui doivent y voir respectées leurs libertés d’accès et de culte.  » Une double insulte à l’État hébreu car ce n’est pas à la France de décider à qui la ville appartiendrait, ville où ces libertés y sont respectées comme jamais. De plus ces rodomontades françaises ne peuvent qu’entraver toute recherche de paix, une évidence...
La diplomatie française va faire beaucoup de dégâts en prétendant Å“uvrer pour une issue pacifique au conflit israélo-palestinien. Conforter dans ses exigences une clique corrompue qui a saisi le pouvoir et incite au terrorisme ne pourra que la pousser à l’escalade sans envisager la moindre concession. Or dans cette affaire les concessions sont incontournables de par et d’autre. Israë l, pour sa part, a proposé mille et une fois à Mahmoud Abbas, de son « nom de guerre  » Abu Mazen, d’entamer des négociations sans conditions. En pure perte car le de facto dictateur palestinien compte sur l’appui d’amis comme la France de Hollande qui joue sa propre partition, à savoir racoler des électeurs anti-israélien pour faire remonter une côte de popularité en chute libre de son président qui se voit déjà renouveler son mandat...
Une France qui agit à la hussarde et entend décider de l’avenir de Jérusalem...
Cette France-là agit donc à la hussarde en voulant imposer une paix impossible à l’État hébreu, sans tenir aucun compte des réalités du terrain. En mettant sur pied cette conférence dite de paix le 30 juin 2016, avec prolongation plus tard, mais aussi en votant pour une résolution inique et absurde de l’UNESCO, balayant des faits historiques essentiels dans une affirmation négationniste niant tout lien entre Jérusalem et le peuple juif. Avec d’une part des démentis qui n’en sont pas vraiment de la part du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur français et d’autre part une explication de texte qui, en réalité, enfonce le clou venant du président de la République lui-même.
Lors du point de presse de l’Élysée du 12 mai 2016 un échange a eu lieu sur le sujet, ne laissant aucun doute quant à ce que veut la diplomatie française :
« Q - Comment interpréter les déclarations du Premier ministre Manuel Valls à propos de la résolution de l’UNESCO sur Jérusalem, estimant que « des formulations malheureuses, maladroites, qui heurtent et qui auraient dà » être incontestablement évitées, comme ce vote » ? Y a-t-il une divergence d’appréciation entre le Premier ministre et le ministère des affaires étrangères qui, encore lors du point de presse du 25 avril, soutenait le vote de ce texte par la France ?
R - Le Premier ministre comme le ministre ont rappelé notre position sur Jérusalem, qui est claire.
Elle ne varie pas et ne variera pas : Jérusalem est une ville fondamentale pour les trois grandes religions monothéistes et qui appartient à tous les croyants, juifs, chrétiens et musulmans, qui doivent y voir respectées leurs libertés d’accès et de culte.  »
La messe est donc dite et aujourd’hui Jean-Marc Ayrault, passé de Premier ministre à ministre des Affaires étrangères, est en Israë l et dans les Territoires palestiniens. « Il s’entretiendra avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, afin d’évoquer l’initiative française de relance du processus de paix.  »
Oubliées les déclarations de Manuel Valls et on a donc ici un copié-collé de la déclaration de François Hollande envoyée au président du CRIF, lettre qui l’a blessé, à juste titre.... Israë l avait réagi à ce vote avec la même indignation devant ce déni historique.Suit la langue de bois habituelle du ministère des Affaires étrangères qui ne trompera personne...
« Il leur fera part de la solidarité et de l’amitié de la France avec les peuples israélien et palestinien et réaffirmera la détermination de la France à contribuer à redonner une dynamique au processus de paix.
Dans cette perspective, Jean-Marc Ayrault évoquera avec ses interlocuteurs la préparation de la réunion ministérielle qui se tiendra à Paris le 30 mai et rassemblera un groupe d’États attachés à une paix juste et durable qui passe par la concrétisation de la solution des deux Etats. Cette rencontre permettra de préparer une conférence internationale, à laquelle les Israéliens et les Palestiniens seront invités.  ».
Israë l n’entend pas se soumettre à de tels diktats qui éloigneront la paix
Israë l a répondu par avance. A l’occasion de la visite du ministre des Affaires étrangères belge à Jérusalem le 9 mai, le ministère des Affaires étrangères israélien déclarait : « concernant l’initiative française le Premier ministre Netanyahu a souligné que de telles initiatives permettent aux Palestiniens d’éviter des négociations directes ce qui rend la paix plus distante  ».
Le ministère des Affaires étrangères israélien réagissait à la venue de Jean-Marc Ayrault et à cette « initiative  » française par la voix de son directeur général, Dore Gold, dans une interview au Jerusalem Post, dans lequel il expliquait qu’Israë l ne peut l’accepter, cela ayant été prouvé à nouveau par un tel vote à l’UNESCO....
La France encourage un irrédentisme palestinien ne pouvant aboutir à la paix
Le 12 mai l’agence de presse palestinienne semi-indépendante, Maan News, publiait un éditorial abondant, bien évidemment, dans le sens de l’initiative française.. Il est vrai que Mahmoub Abbas, rejeté par une majorité de Palestiniens, a lui aussi besoin d’un coup de pouce...mais ce qu’il veut, ce que la France entend faire imposer reste inacceptable par Israë l.
Selon l’agence officielle palestinienne, Wafa, le 30 avril dernier le Secrétaire général de l’OLP et négociateur à vie, Sa’eb Erekat, déclarait que « le rejet israélien de ’l’Initiative française’, est une réaffirmation de la décision du gouvernement israélien de poursuivre ses crimes et violations.  » Et il répétait les habituels griefs : « le gouvernement israélien a décidé de continuer à violer ses obligations en vertu des accords signés, y compris avec des raids militaires quotidiens dans de vastes zones de l’État occupé de la Palestine.  » Il ajoutait : « L’appel du gouvernement israélien à des" négociations bilatérales " n’est pas un appel pour la réalisation de la solution à deux États, mais une tentative de légitimation de son entreprise de colonisation et l’imposition d’un régime d’apartheid.  »
De plus, « Erekat a appelé le gouvernement français et le reste de la communauté internationale à prendre des mesures immédiates afin de donner la paix une chance : "Nous continuons de soutenir la réalisation d’une conférence internationale de paix." Il renouvelait son appel pour que « le monde prenne des mesures pour sauver la solution à deux Etats, y compris la reconnaissance attendue de l’Etat de Palestine, interdire les produits des colonies, désinvestir des entreprises qui profitent de l’occupation israélienne et tenir le gouvernement israélien pour responsable de ses violations continues et systématiques du droit international et des résolutions des Nations Unies.  ».
L’OLP prouvant ainsi la justesse des réticences israéliennes qui voient dans cette « initiative  » un encouragement à un irrédentisme palestinien qui ne saurait en rien faire progresser la paix.
Pour mémoire on rappellera qu’Abbas avait refusé l’accord de paix proposé par Ehud Olmert, alors Premier ministre d’Israë l, dans lequel il lui accordait la quasi totalité de ses exigences, avec un échange de territoires minime et y compris concernant la souveraineté israélienne sur la vielle ville de Jérusalem..
‪Abbas admits rejecting Olmert’s peace proposal‬