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Chronique de Michaë l Bar-Zvi | Yod Het Be Chevat 5776 - 28 janvier 2016
Article mis en ligne le 27 janvier 2016
dernière modification le 28 janvier 2016

Boker tov amis auditeurs de Radio J. Dans une récente interview accordée àdes journalistes israéliens, le président de l’Autorité palestinienne a condamné le terrorisme et s’est engagé àle combattre dans les zones sous son contrôle. De plus, il a ordonné àses services de sécurité d’arrêter et de neutraliser des cellules terroristes dirigées par le Hamas en Judée-Samarie. Est-il en train de prendre conscience que la dernière vague d’attentats, qui secoue Israë l depuis quatre mois, risque de se retourner contre lui ? On peut le croire, mais aussi en douter, car au lendemain de chaque agression les responsables de l’Autorité palestinienne se rendent dans les familles des terroristes et font l’apologie de ceux qu’ils désignent comme des « martyrs  ».

Peut-on tirer une gloire quelconque en poignardant une femme sans défense par derrière ? Cela échappe àtout entendement. Comment interpréter ce double langage dans lequel, d’un côté la coopération sécuritaire avec Israë l se poursuit, et d’un autre les organes de communication incitent àla violence ? L’un des jeunes terroristes arrêté a clairement affirmé avoir été influencé par les images et les reportages diffusés par la télévision palestinienne.

On peut évidemment avoir des points de vue différents sur les causes directes ou anciennes de ces actes de violence, mais en aucun cas il ne sera possible d’améliorer la situation des Israéliens et des Palestiniens dans un tel climat, n’en déplaise au secrétaire général de l’ONU Ban-Ki-Moon.

Le chef d’état-major de Tsahal a exposé les limites d’une solution militaire, face àdes attaques pour la plupart fomentées par des adolescents sans antécédent, inconnus des services de sécurité, et qui échappent àtous les radars, y compris parfois ceux leurs propres familles. Certains jeunes se réclament du djihad, d’autres évoquent des conflits avec leurs parents, ou avec leur environnement, et l’unique solution àtoutes ces interrogations est de tuer des Juifs… Cela en dit long sur la transmission de la détestation d’Israë l au sein de la société palestinienne.

La société israélienne n’est pas exempte d’une montée de la haine, seulement lorsque des Juifs enfreignent la loi, ils ne sont pas encensés par les autorités, mais poursuivis, arrêtés, jugés et condamnés si nécessaire. C’est toute la différence, même si l’on n’est pas d’accord avec la politique de tel ou tel gouvernement. Aucun Israélien ne risque d’être torturé ou condamné àmort s’il vend sa maison àun Arabe, aucun Israélien ne recevra une indemnité si un membre de sa famille portait atteinte àune personne ou àun site palestinien. On pourrait multiplier les exemples àl’infini.

Cela dit, il est évident que malgré la diminution significative des agressions depuis quelques semaines, le gouvernement israélien doit présenter àAbou Mazen des mesures un peu plus courageuses. Il ne s’agit pas de proposer seulement des allégements économiques ou sécuritaires, mais d’ouvrir la voie àun accord temporaire, dans la mesure, où comme l’a reconnu le chef de l’opposition Yitzhak Herzog dans son entretien avec François Hollande, la solution de deux Etats est aujourd’hui impossible. La déclaration d’Herzog, malgré le tollé qu’elle provoque chez certains idéologues de son propre camp, montre qu’avec un peu de réalisme et de pragmatisme, un consensus peut exister en Israë l et éclairer un peu l’horizon politique.