Pour Theodor Herzl, le père fondateur du mouvement sioniste, la création d’un Etat juif devait aboutir à la suppression de la galout (l’exil). Les juifs ne choisiraient plus de vivre, de leur plein gré, sous domination étrangère ; ils prendraient tous, progressivement, le chemin de Jérusalem ; l’antisémitisme s’étiolerait peu à peu, et ceux qui choisiraient de rester sur place se fondraient dans la masse. Telles étaient ses prédictions. Pour Herzl, seule une petite poignée de juifs continuerait à vivre en dehors de l’Etat hébreu.
Contrairement à lui, les théoriciens du sionisme culturel, en revanche, Ahad Haam en tête, présentaient l’Etat d’Israë l comme un havre spirituel de civilisation juive, tout à fait à même de coexister avec la diaspora.
Chronique d’une mort annoncée ?
Jerusalem Post Edition Française By ELLIOT JAGER
Article mis en ligne le 20 novembre 2015