Avec l’horreur, la tristesse, il y a la colère.
L’horreur d’abord : imaginez-vous assis dans un bar avec des amis, ou dans une salle de spectacle dans l’attente d’autre chose qui vous donne plus de vie et voilà que des types surgissent qui vident sur vous leur mitraillette. Leur fantasme collectif se plante comme un poignard dans votre intimité, votre liberté collective. C’est irréparable.
D’où la tristesse et le deuil devant la perte de vie à l’état pur ; le vide que font tant innocents tués, ou qui se battent contre la mort, est contagieux, il est vivant, et sa morsure est douloureuse ; injuste.
Après le massacre du 13 novembre en Île-de-France
Daniel Sibony
Article mis en ligne le 17 novembre 2015