Si le parti du président turc Recep Tayyip ErdoÄŸan, l’AKP, ne parvient pas à remporter la majorité des sièges lors du scrutin du 1er novembre, les grands médias soutiennent qu’il verra son pouvoir diminué. Le titre de l’analyse abondamment reprise de Reuters résume ce point de vue : « Après le scrutin en Turquie, ErdoÄŸan n’aura pas d’autre choix que de partager le pouvoir.  » L’Agence France Presse annonce que si l’AKP remporte moins de la moitié des sièges, cela « forcera le parti à partager le pouvoir ou à organiser de nouvelles élections  ». Dans des termes quasi-identiques, le Middle East Online voit cette situation comme une obligation pour l’AKP « de partager le pouvoir ou d’organiser de nouvelles élections.  » Et ainsi de suite, presque invariablement, comme l’usage des mots « partager le pouvoir  ».
La Turquie en marche vers un État voyou dictatorial
par Daniel Pipes - National Review Online | Adaptation française : Johan Bourlard
Article mis en ligne le 9 novembre 2015