Pour les Nations unies, en ce qui concerne l’Arabie Saoudite, la réponse est oui
L’ONU vient de nommer un ambassadeur saoudien à la tête du Conseil des droits de l’homme. Or la monarchie islamique ignore régulièrement le respect de la liberté religieuse, les droits de la femme, décapite des opposants.
Atlantico : Comment expliquer un tel paradoxe ?
Haoues Seniguer : Il n’y a pour le moins rien d’original - vous le suggérez d’ailleurs très explicitement et à juste titre dans votre question- à dire que cette nomination, qui n’est donc pas vraiment le résultat d’un vote transparent et souverain des parties en présence, trahit une contradiction manifeste : alors que le Conseil est en charge de porter une attention particulière et redoublée au respect et à la promotion des droits humains dans le monde, a été choisie une personnalité représentant une monarchie autoritaire qui bafoue régulièrement toutes formes de droits humains.
Peut-on se livrer à des exécutions en série et défendre les droits de l’homme ?
Haoues Seniguer | atlantico.fr
Article mis en ligne le 25 septembre 2015