Vous avez donc été l’un des premiers à faire connaître en France ce nom de Franz Rosenzweig. Son œuvre demeure-t-elle pour vous actuelle ?
Oui, elle demeure actuelle. Si on veut penser contre l’hégélianisme d’abord (ce qui, soit dit en passant, reste l’ardente obligation, la tâche de nos générations), la manière la plus radicale et la plus féconde reste celle que nous enseigne Rosenzweig.
Il y a Bataille. Il y a Kierkegaard. Et il y a, donc, Rosenzweig : troisième modalité de l’insurrection contre Hegel, troisième variante de la sécession vis-à -vis de l’idée qu’il n’y a pas d’instance supérieure au tribunal de l’histoire.
Franz Rosenzweig : du juif de Kippour au génie du judaïsme
Un entretien avec Bernard-Henri Lévy - l’Arche magazine
Article mis en ligne le 20 septembre 2015