Un drame est un drame. Aucune excuse, aucune espèce d’indulgence ne saurait accueillir le geste ignoble d’avoir incendié cette maison en Palestine qui a occasionné la mort atroce d’un bébé palestinien. Il ne s’agit pas d’une simple précaution : ce bébé palestinien est mien, et je ne fais aucune différence avec la mort insupportable d’un bébé israélien. Je n’ai pas attendu cette tragédie pour savoir qu’il existait au sein de la société israélienne, comme au sein de toute communauté nationale et religieuse, des fous, des exaltés, des crétins et des salauds qu’il convient de traiter avec la plus extrême sévérité. Je n’ai pas la religion des territoires, et je mentirais en disant que la coalition laïco-religieuse au pouvoir en Israë l – imposée par un système électoral inepte – correspond à mes vÅ“ux les plus ardents.
Bébé palestinien tué par des extrémistes juifs : à mon tour, je dis « pas d’amalgame  »
par Gilles William Goldnadel
Article mis en ligne le 5 août 2015
dernière modification le 6 août 2015