Pas de Flottille de la "paix", pas d’ONG pro-palestinienne pour les victimes civiles de la guerre en Syrie...
Cela fait près d’une semaine que nous sommes ici, à Akçakale, à la frontière turco-syrienne. En face de nous, nous pouvons voir la ville syrienne de Tall Abyad, au cÅ“ur d’une féroce bataille entre le groupe Etat islamique qui la tient et les forces kurdes qui cherchent à la reprendre. Des milliers de personnes fuient les combats et essayent de rejoindre la Turquie, où quelque 1,8 million de Syriens ont déjà trouvé refuge. Mais le 10 juin, après avoir laissé entrer plus de 13.500 habitants de Tall Abyad, les autorités turques, craignant d’être débordées par un afflux massif, ont fermé la frontière.